MENU
Cédants et Repreneurs d'Affaires

Accueil > Actualités > Témoignages de repreneurs >

A. Le Doaré reprend 50% de ARICAD, solutions informatiques intégrées

15 décembre 2009

Alain Le Doaré, 55 ans, X Ponts + MBA, reprend 50% de ARICAD, solutions informatiques intégrées. C.A. de 5 millions € avec un effectif de 44 personnes.

1) Pouvez vous présenter brièvement votre parcours et ce qui vous a amené à la reprise d’entreprise ?

Ma vie professionnelle, centrée sur l’informatique et les services, se partage presque en durée égale entre des petites entreprises que j’ai créées, ou contribué à créer, et de grands groupes. Depuis 2001 je travaillais dans ma propre entreprise, SSII qui faisait à la fois du consulting et des projets. Reprendre une entreprise, c’est l’opportunité d’aller plus vite dans le développement et de bénéficier d’une taille plus importante et de projets plus intéressants.

2) Aviez vous défini une cible précise ou étiez vous opportuniste ?

Il faut avoir une cible et être opportuniste ; ma recherche n’est peut être pas à donner en modèle de méthode, car j’avais 2 projets de nature différente ; en fait j’avais d’une part une cible qui était géographique, Le Finistère, et par ailleurs j’étudiais des dossiers de manière opportuniste.
Dans le Finistère j’ai fait une recherche assez systématique grâce en particulier au CRA qui y est particulièrement bien implanté. La recherche en province me semble plus facile à faire, le réseau et le maillage économique sont plus faciles à appréhender.
Je regardais par ailleurs d’autres opportunités, que je choisissais alors plus par affinité avec mon expérience professionnelle et le potentiel de développement.
Pour des raisons a la fois de hasard et d’évolution de vie privée le choix s’est porté sur AriCad à ST Quentin en Yvelines.

3) Sur quels organismes vous êtes vous appuyé pour votre recherche et que vous ont ils apportés ?

Le CRA m’a aidé dans ma recherche comme je l’ai déjà dit ; j’ai apprécié sa base de données d’opportunités. J’ai fait partie d’un groupe de repreneur CRA, et j’ai beaucoup apprécié les échanges avec les autres candidats repreneurs dans ce cadre. Au delà c’est le développement du réseau personnel qui me semble le plus important.

4) Avez vous trouvé rapidement votre cible et comment ?

Cela a duré assez longtemps, 2 ans environ ; je n’y consacrais pas assez de temps au début, c’est un véritable boulot à temps plein. J’ai découvert le dossier AriCad quasi simultanément par mon réseau personnel et le CRA.

5) L’association à 50/50 est souvent déconseillée, était elle pour vous un frein ou une opportunité ?

Pour moi cette association c’est plutôt une opportunité moyennant un certain nombre de vérification et convergence avec le partenaire.
Il faut une vision convergente et une complémentarité a la fois du projet d’entreprise et aussi du projet de vie personnelle.

Christian Perrouault
Christian Perrouault

C’est le cas avec Christian Perrouault : nous sommes sensiblement du même âge, ainsi que celui de nos enfants. Nous imaginons travailler une dizaine d’années avec une forte volonté de croissance. 
Nous avons opté pour une période d’essai pour vérifier notre « compatibilité au quotidien » en travaillant ensemble sur certains dossiers. J’ai très vite participé à la vie de l’entreprise sur des décisions d’organisation, et également à une mission pour un client.
Christian Perrouault avait fonctionné a 50/50 depuis le début d’AriCad avec Gérard Derrey, il cherchait donc aussi a retrouver un schéma identique.
Une fois la compatibilité testée, 50/50 apporte de vrais avantages dans la reprise pour sécuriser la transmission du savoir, sécuriser les banques, et vivre au jour le jour. On parle souvent de la solitude du chef d’entreprise, que j’ai moi-même connue dans ma précédente société : à 50/50 c’est un plaisir de pouvoir échanger et discuter des petites comme des grandes décisions.

6) Votre négociation semble avoir été assez rapide. Pouvez vous nous expliquer comment vous êtes arrivé à un accord et sur quelles bases ? (prix ferme, earn out , modalités de cession)

J’avais déjà été très loin dans de précédentes négociations, j’étais donc déjà rodé au processus de reprise ; c’était aussi le cas pour AriCad qui était déjà entré en négociation avancée avec d’autres repreneurs. De plus il y avait une volonté nette de Gérard Derrey de vendre rapidement.
Mon projet était d’acquérir 50% des actions de la société. La négociation a porté sur une valorisation et un earn out.

7) Avez vous fait un business plan ? Seul ou avec l’associé restant ?

Oui nous avons bâti un business plan commun : il n’aurait pas été sérieux de le bâtir seul avec une association à 50/50 ; c’est d’ailleurs un très bon exercice pour discuter et construire une vision commune du futur de l’entreprise.

8) Le financement a t il été difficile à trouver ? pouvez vous nous résumer le schéma retenu ?

Oui cela a été difficile de trouver un financement ; notre montage était sans doute un peu compliqué au début, mais je retiens surtout que la majorité des banques était tétanisées sur les LBO début 2009, et demandaient des garanties personnelles sur tout et voulaient imposer toutes sortes de contraintes (les fameux covenants) dont nous ne voulions pas.
Au final, j’ai opté pour un apport initial plus élevé, de l’ordre de 50% et négocié un crédit vendeur sur 2 ans, plus un earn out.

9) Avez vous fait appel à des experts et à quel moment ? ou faut il négocier en direct ?

Personnellement j’ai négocié en direct et fait appel aux experts traditionnels dans les opérations d’acquisitions (avocat, expert comptable) pour la mise en forme et les vérifications et audits. Je ne pense pas qu’il y ait de règles générale à établir dans ce domaine, sauf peut être d’avoir cette équipe d’experts identifiée au préalable et prête à intervenir pour ne pas perdre de temps.

10)  La période de crise économique pendant laquelle vous avez contracté la cession vous a t elle ébranlé dans votre décision de reprendre ?

La crise rend plus prudent, sur les aspects business plan et les ratios économiques d’endettement/bénéfices. Mais ma décision de reprendre une entreprise était faite, la crise m’a juste rendu plus sélectif. La crise c’est une menace, mais c’est aussi des opportunités : il y a des opportunités de croissance et développement à saisir et AriCad a des atouts pour cela.

11)  Quelles sont vos premières impressions après quelques mois dans l’entreprise, par rapport à vos attentes ?

Très content : beaucoup de travail, l’esprit interne de l’entreprise est très positif, et les opportunités sont là. Il y a donc beaucoup de projets. On commence a étudier des projets de croissance externe : c’est aussi l’un des avantages d’être a 50 /50, cela permet d’aller plus vite.

12) Et si c’était à refaire….

Devinez !

alain.ledoare chez aricad.fr
www.aricad.fr

Lire le témoignage du cédant

Février 2013 - Alain Le Doaré est nominé aux 6ème Trophée CRA de la reprise  : en savoir +


Voir d'autres Témoignages de repreneurs
Imprimer le contenu de la page
Voir d'autres
Témoignages de repreneurs

Latitude :

Longitude :


Haut de page