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B. Crépin et P. Lamborot reprennent HDPS/MATEX, fabricant de bennes amovibles et compacteurs à déchets, dans les Deux Sèvres

1er octobre 2012

Benoît Crépin et Pierre Lamborot reprennent HDPS/MATEX, fabricant de bennes amovibles et compacteurs à déchets, dans les Deux Sèvres avec un effectif d’environ 40 salariés. Chercher une cible tout en étant salariés, c’est 2 ans sans vacances, ni week-ends, ni soirées. C’est à la porte d’OSEO qu’il faut frapper en priorité, car tant qu’OSEO n’a pas donné son accord personne ne bouge.

Le désir d’entreprendre de Benoît Crépin

De formation ingénieur généraliste, j’ai démarré ma carrière comme technico-commercial dans la vente de matériels de raccordements pour les réseaux informatiques et de télécommunication. Puis j’ai travaillé dans la vente de prestations d’installation de réseaux clés en main (vente de main-d’œuvre en plus des produits). Et enfin, retour à l’industrie, j’étais responsable des ventes chez le plus gros client de la société dans la vente de solution de raccordements pour les Telecom.

Travailler pour mon compte n’est pas une envie née d’hier (cela fait pratiquement 10 ans que j’y réfléchis) mais tant que je n’avais pas le feu vert de ma famille, je n’avais pas vraiment étudié la question. En 2010, ma femme et mes enfants ont compris que je me sentais mal à l’aise dans un job sans perspectives d’évolution. Nous avions en commun le souhait de quitter la région parisienne.

Reprendre à deux en restant salariés

B. Crépin et P. Lamborot reprenneurs de HDPS/MATEX
B. Crépin et P. Lamborot reprenneurs de HDPS/MATEX

Mon employeur, pour lequel je gérais un compte stratégique, ne voulait pas me voir partir, tout en ne me proposant pas de perspectives d’évolution. Cela m’a aussi conforté dans ma décision de travailler pour mon propre compte. Pour mes recherches, j’ai consacré tout mon temps libre : toutes mes soirées, mes week-ends et mes journées de congés. Finalement j’ai démissionné afin de me consacrer à 100% à mon dossier.
Au départ j’envisageais de reprendre une entreprise seul, mais les deux dossiers qui m’intéressaient, présentés par le CRA, étaient trop importants pour moi. Je me suis associé avec un ami, Pierre Lamborot, collègue de travail depuis 7 ans. Il est ingénieur comme moi, avec un poste bureau d’études, plus technique que le mien. Nos compétences sont complémentaires, lui s’occupant de la partie technique et moi de la partie commerciale.

Définition de la cible

Notre cible était bien définie :
- une entreprise dans le secteur industriel
- localisée dans l’ouest, où j’ai une partie de ma famille
Nous avions exclu le secteur automobile. Une activité en rapport avec l’environnement serait un plus.

 

 

 

 

La recherche

Je me suis donc inscrit dans différents clubs de reprise et dans plusieurs cabinets spécialisés dans la transmission d’entreprises. Quelques mois plus tard un ami repreneur m’a vivement conseillé de rencontrer le CRA et j’ai adhéré à la délégation de Nanterre.

J’ai eu accès à un grand nombre de dossiers (une bonne trentaine) et j’ai poussé l’étude dans le détail pour 6 d’entre eux (reprise seul ou avec un associé) dont 2 avec le CRA.
Pour cela, j’ai fait appel à mes relations et à celles de mon associé (un beau-frère expert-comptable et un ami commissaire aux comptes, une cousine avocate, …)

HDPS Matex

C’est le dossier HDPS Matex présenté par le CRA qui a retenu notre attention (avec mon associé). En effet, l’entreprise est bien structurée et n’est pas tributaire du cédant, elle fabrique ses produits propres dans le marché de l’Environnement (marché dans l’air du temps : Grenelle de l’environnement). Matex conçoit, fabrique et commercialise des bennes et des compacteurs pour le transport et le tri des déchets.

 

 

La négociation

Le dossier de cession était géré par la délégation CRA de Cholet.
Dès que le cédant a reçu mon curriculum vitae, il a souhaité me rencontrer.
Nous avons négocié le prix bien sûr mais une fois d’accord, le plus long, c’est la négociation sur les actes et surtout sur la Garantie d’Actif Passif.

Entre le premier rendez-vous de découverte avec le cédant et la signature chez l’avocat, il s’est passé environ 12 mois.

Le montage juridique

Nous sommes propriétaires à 100% de la cible via un holding. Nous avons prévu une présidence tournante et nos conseils ont établi un pacte d’associés qui prévoit les modalités de sortie dans tous les cas de figure.

Le financement

Notre conseil commissaire aux comptes nous a beaucoup aidé pour préparer les dossiers de présentation pour les banques et OSEO et notamment sur le fameux business plan.
Au printemps 2011, nous avons reçu un bon accueil de la part des banques. Cela sentait la reprise. En août, les indicateurs sont repassés au rouge, les banques nous ont fermé la porte ou ont durci leurs conditions en exigeant plus d’apports et plus de garanties.
Monsieur Boissonneau, délégué CRA de Nanterre et Monsieur Brousseau, délégué CRA de Cholet, nous ont beaucoup aidé dans nos négociations avec les banques.
Nous avons perdu beaucoup de temps en essayant de monter un lease back sur l’immobilier avec une banque qui finalement a dit non.

L’obtention de la garantie OSEO a également été longue à obtenir. Nous avions déposé un dossier à Nanterre car notre holding est domicilié en IDF, puis le dossier a été transféré à Poitiers, la société étant dans les Deux Sèvres, ce qui nous a fait perdre du temps.
En pleine crise économique, nous n’avons pas été aidés par les banques très frileuses en cette période. Elles attendaient toutes le retour d’OSEO avant de se prononcer. C’est un vrai parcours du combattant !!! Mais à force de persévérance, nous avons obtenu plusieurs accords de banques locales qui étaient plus moteur. Ce sont finalement les banques historiques de l’entreprise, le CIC et le Crédit agricole, qui nous ont suivis.
Nous avons dû nantir 100% des parts du holding et donner une caution personnelle. Notre apport personnel s’élève à plus de 30%.
Enfin nous sommes lauréat du « Réseau Entreprendre », ce qui a permis d’améliorer notre dossier technique et financier, a aussi été déclencheur pour les banques et OSEO et nous a conforté dans notre envie d’entreprendre.

L’accompagnement

Nous avions prévu une période d’accompagnement de 3 mois renouvelable avec le cédant mais comme expliqué plus haut, l’entreprise est bien organisée et fonctionnait sans lui. Nous avons finalement mis fin à cette période au bout de 2 mois.

Si c’était à refaire 

Pour l’instant c’est trop frais et c’est encore tout neuf, donc OUI à 100% mais en s’y prenant différemment : c’est à la porte d’OSEO qu’il faut aller dès que possible car tant que OSEO n’a pas donné son accord personne ne bouge !!!

Notre activité est normale et nous allons améliorer la production pour être plus rentable.

bcrepin chez matex.fr

www.matex.fr

Lire le témoignage du cédant

 


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