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C. Charpilienne reprend la Sté Sénéchal, peinture, ravalement et décoration

11 février 2010

Christophe Charpilienne, 40 ans, Dess de contrôle de gestion à Dauphine, reprend la société Sénéchal, (adhérent CRA) Entreprise générale de peinture, ravalement et décoration, CA de 5 millions €, 40 salariés. Garder son emploi, tout en cherchant à reprendre une PME n’est pas une partie de plaisir. Paradoxalement, la crise économique m’a motivé pour reprendre une entreprise, car je pense qu’en ces temps difficiles, avoir son destin entre ses mains peut aussi être plus rassurant.

A l’âge de 20 ans, en 1990, et parallèlement à la poursuite de mes études, j’ai participé à la création d’une société de nettoyage industriel. Cette société familiale que j’ai dans la foulée codirigée jusqu’en 2007 s’est régulièrement développée, par croissance interne puis externe. Elle réalisait à mon départ un CA de 7 millions €. Je l’ai quitté, suite à une divergence de vue avec mes associés. J’ai créé une société de conseil et j’ai signé un contrat de prestation de service pour la fonction de directeur général et mandataire social d’une PME de second œuvre (fabrication et pose de cloisons amovibles, agencement de bureaux). Cette fonction m’a permis de découvrir le bâtiment et les travaux. J’ai toutefois ressenti le besoin d’entreprendre à nouveau, de porter et d’animer un nouveau projet.

Aviez-vous défini une cible précise ou étiez vous opportuniste ?

Le second œuvre m’ayant littéralement conquis, mon objectif était de reprendre une entreprise de ce secteur d’activité, qui dispose d’une bonne notoriété régionale, d’un savoir-faire reconnu et d’une équipe réunissant les compétences qui me font défaut.

Avez-vous trouvé rapidement votre cible et comment ?

J’ai adhéré au CRA en mars 2009 et immédiatement j’ai pris connaissance d’une annonce de cession d’entreprise qui pouvait me correspondre sur le site du CRA. Rapidement celui-ci m’a mis en relation avec l’intermédiaire mandaté. Dans la foulée j’ai rencontré le vendeur, avec qui l’échange, la confiance et la relation se sont immédiatement installés.
Tant est si bien que j’ai refusé d’étudier une deuxième cible que l’on m’a présentée peu après.

Patine à la chaux ferrée
Patine à la chaux ferrée

L’entreprise Sénéchal a une excellente notoriété, elle a été créé il y a 40 ans par Mr Sénéchal qui a aujourd’hui 68 ans. Elle est installée à Paris, dans un local de 600 m2 qu’elle loue à une SCI qui appartient au cédant.

Comment avez-vous pu mener votre reprise et un emploi à temps plein ?

Je savais que le CRA ne conseille pas de mener de front un emploi et la recherche d’une entreprise.
Du 1er mars au 3 novembre je me suis levé tous les jours à 5 h du matin, je n’ai eu ni week-end ni vacances et j’ai peu vu ma femme et mon fils. Cette situation n’aurait sans doute pas était tenable si je n’avais eu la chance d’identifier dès le départ la bonne cible.

Votre négociation semble avoir été assez rapide. Pouvez-vous nous expliquer comment vous êtes arrivé à un accord et sur quelles bases ?

Je connaissais la prétention du vendeur que je trouvais acceptable : cohérente avec le montage financier que j’envisageais ainsi qu’avec les fondamentaux de l’entreprise (niveau d’activité et de rentabilité, fonds propres …). J’ai donc rédigé une lettre d’intention sur cette base, complétée de mes souhaits, notamment en termes de garanties et d’accompagnement, que le vendeur a acceptée et signée.

Avez-vous fait un business plan ?

Dès la lettre d’intention retournée signée par le vendeur, je me suis attelé à la rédaction

Ravallement
Ravallement

de mon business plan. Celui-ci devait m’aider à soutenir mon projet de reprise auprès des établissements financiers, ainsi qu’à baliser ma route une fois la reprise réalisée. Par prudence, j’avais intégré une baisse du C.A. les 2 premières années. Mais j’avais identifié des niches de développement et je comptais bien développer mon portefeuille personnel de clients

Le financement a t il été difficile à trouver ? Pouvez-vous nous résumer le schéma retenu ?

Une holding de reprise a été constituée dans laquelle je suis accompagné par BTP capital investissement comme partenaire financier. Cette holding a pu apporter 40 % du montant de la transaction et lever auprès de banquiers le solde de 60 %.
La dette n’aura finalement pas été trop difficile à lever car sur les trois banques qui m’accompagnent, deux me connaissaient déjà via mes expériences précédentes. Elles m’accordaient d’emblée un certain crédit pour tout projet de reprise. La troisième est une des banques de l’entreprise. Elle n’avait aucun doute sur la qualité de la société cible.
Enfin l’intervention en garantie d’Oseo a été décisive pour faciliter l’obtention des financements.

Avez-vous fait appel à des experts et à quel moment ? Ou faut-il négocier en direct ?

Le contact direct avec le vendeur est primordial car la transmission d’une entreprise c’est d’abord et avant tout une rencontre entre un entrepreneur et celui qui aspire à lui succéder. Mais nous étions plus dans l’échange que dans la négociation. Je travaille de longue date avec un cabinet d’Avocat, Feugas Conseils, qui m’a assisté durant les phases successives de la reprise, de la lettre d’intention au closing. Il a joué avec les Conseils du vendeur un vrai rôle de facilitateur, en parvenant à un consensus lors de modalités à négocier. J’ai également donné mandat à Samuel You de la société Phoenix Finance pour m’assister dans la mise en œuvre du montage financier. Enfin je savais qu’à tout instant je pouvais solliciter l’avis et les conseils d’experts au sein du CRA. C’est rassurant dans les moments de doute, qui existent forcément.

La période de crise économique pendant laquelle vous avez contracté la cession vous a t elle ébranlé dans votre décision de reprendre ?

Elle m’a probablement fait m’interroger deux fois plus qu’un contexte de croissance économique l’aurait fait. Paradoxalement, ce contexte de crise m’a motivé pour reprendre une entreprise, car je pense qu’en ces temps difficiles, avoir son destin entre ses mains peut aussi être plus rassurant. Malgré la crise, des besoins subsistent, de nouveaux se créent, et ma conviction est que l’entreprise reprise dispose d’atouts qui doivent l’aider à résister aux temps difficiles.

Peinture intérieure
Peinture intérieure

Quelles sont vos premières impressions après quelques mois dans l’entreprise, par rapport à vos attentes ?

Mes premières impressions sont très bonnes. Certes le contexte est tendu et la visibilité restreinte. Mais le vendeur est à mes côtés pour m’accompagner et me transmettre dans les meilleures conditions sa société. L’accueil auprès des collaborateurs, des clients et des fournisseurs se passe très bien, c’est très encourageant.

Et si c’était à refaire….

Je le referai dès demain !

Sté Sénéchal
182 rue de Tolbiac
75013 Paris
christophe.charpilienne chez senechal.fr

www.senechal.fr

6 février 2013 - Christophe Charpilienne est lauréat des 6ème Trophée CRA de la Reprise les secteurs de la construction, des services et du négoce  : en savoir +


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