MENU
Cédants et Repreneurs d'Affaires

Accueil > Actualités > Témoignages de repreneurs >

Cédric Bremard reprend GDE matériel de stockage en IDF

7 mai 2013

Cédric Bremard, 39 ans, Bac +4 en commerce international, reprend en 2010 Charles Service, vente, location et entretiens de chariots élévateurs dans l'Est Parisien, C.A. de 3 millions € avec un effectif de 24 salariés. Une recherche active et ciblée du CRA lui permet d'entrer en contact avec sa cible. En 3 ans il double son chiffre d'affaires puis réalise une opération de croissance externe en reprenant l'activité de GDE, matériel de stockage, C.A. 750 000 € avec 6 salariés. C'est la délégation CRA d'Evry qui lui a proposé cette affaire, complémentaire de son activité existante.

J'ai occupé des postes commerciaux dans de grands groupes internationaux dans la vente de machines outils pour l'industrie. J'étais directeur des grands comptes France chez mon dernier employeur, JCB, groupe britannique, leader dans le monde du matériel pour les travaux publics.
Après 5 ans chez JCB, les postes que l'on me proposait en interne ne me plaisaient pas.
Je pouvais changer de société et refaire la même chose, ou je créais ou reprenais une structure.
Pour créer une affaire dans mon domaine le ticket d'entrée était trop élevé et nécessitait des moyens que je n'avais pas.
J'ai donc négocié mon départ et adhéré au CRA en septembre 2009. J'ai suivi la formation CRA à la reprise.

Définition et recherche de la cible

Mon projet était de reprendre une entreprise dans mon métier : machine-outil pour les T.P. ou l'industrie. Avec mon parrain CRA nous avons encore affiné la cible, (âge du dirigeant, taille de l'entreprise, implantation IDF). En rentrant ces critères sur Diane nous avons obtenu une vingtaine de contacts auxquels la délégation CRA d'Evry a fait un courrier. Nous avons reçu deux réponses positives.
Je n'ai pas donné suite à la première car il s'agissait de la cession d'une partie du capital.
La deuxième réponse venait de la société Charles Service avec laquelle je suis entré en négociation.
Charles Service est spécialisé dans la vente, la location et la réparation de chariots élévateurs, avec un C.A. de 3 millions € et 24 salariés. Les 2 associés approchaient de l'âge de la retraite et souhaitaient céder. Ils avaient déjà eu deux approches qui n'avaient pas abouties.
Le premier contact a été pris par mon parrain CRA seul. Puis j'ai rencontré les cédants et le courant est tout de suite passé. La négociation sur le prix a été simple, car la valorisation était cohérente.
Les cédants n'étaient pas accompagnés par un conseil, ce qui, en fait, rendait la discussion plus difficile. Je leur ai proposé, en vain, de se faire conseiller par un professionnel de la transmission.
Ma reprise s'est déroulée en 10 mois :

  • Septembre 2009 : adhésion au CRA
  • début octobre : 1er contact avec le cédant
  • 29 juillet 2010 : closing

Le concept du CRA de prendre un petit plus pour mener une recherche active m'a beaucoup plu et dans mon cas s'est révélé très efficace.

Les audits

C'est un moment délicat de la reprise. Le cédant a l'impression que l'on fouille dans son business, que l'on met en doute son honnêteté. Il y a des moments plus tendus que d'autres. Les explications ne sont pas toujours claires. Mais pourtant il faut poser toutes ces questions.

Financement

A mon apport personnel j'ai pu ajouter du love money et un prêt d'honneur de Seine et Marne Initiative pour un montant de 30 000 €.
Pour la recherche de financement, je me suis fait assisté par David-Pierre Roblet
(Sté FINAIVA), expert CRA
Deux sociétés de capitaux, la Sopromec et BTP Capital investissement ont complété le tour de table à hauteur de 40% pour les deux, maximum que je ne souhaitais pas dépasser.
Pour les investisseurs le critère essentiel est l'adéquation entre le projet et l'homme.
Par ailleurs la société gagnait de l'argent et ses fondamentaux étaient sains.
Le financement d'Oseo s'est ouvert après l'entrée des investisseurs.
J'ai pu obtenir d'Oseo, le cautionnement des prêts bancaires, un prêt pour la dette senior et un crédit-bail immobilier. Le CIC, une des banques de la société a complété le financement bancaire à hauteur de 35%.

Reprendre avec des investisseurs

La présence de la Sopromec et BTP Capital investissement dans mon capital m'apporte une vision extérieure, un regard d'expert sur les comptes. Cela me permet d'échanger avec des interlocuteurs qui comprennent la problématique du métier. On ne se sent plus seul. Mes actionnaires ne sont pas là que pour attendre les reportings ou le cash que va dégager la société.

Le business plan

C'est un outil indispensable pour la recherche du financement. C'est mon juriste qui l'a monté. Il faut bien s'entourer pour faire le BP.
Il doit être concis et servir d'appui pour expliquer ce que l'on cherche.

Montage juridique

J'ai fait un LBO classique. Il n'y a pas eu d'earn out ni de crédit vendeur.

En arrivant dans la société.

J'ai eu des bonnes surprises tant au niveau du personnel (que je n'avais pas eu la possibilité de rencontrer avant le closing) que de la bonne image de la société dans la profession. La structure de l'organigramme était plate, sans hommes clé.
L'accompagnement des cédants a été prévu pou une durée de 2 mois. Cette période est intense, il faut intégrer tout, très vite et connaître le marché facilite la légitimité avec ses collaborateurs.

En 2013 le chiffre d'affaire est passé de 3 à 6 millions €, l'effectif de 24 à 35 salariés et la rentabilité a été multiplié par 8. La remobilisation des équipes, une gestion plus « moderne » et le développement commercial comme point incontournable ont permis ces résultats.

Croissance externe

Je n'étais pas à proprement parlé en recherche de croissance externe, par manque de temps et peut-être de préparation psychologique. Néanmoins, j'ai renouvelé mon adhésion au CRA, mais cette fois ci en tant que personne morale, plus pour faire de la veille et suivre l'évolution du marché.
Bien m'en a pris, car plusieurs opérations se sont présentées.
La délégation CRA d'Evry, avait une affaire à vendre dans le domaine du matériel de stockage. Mon délégué CRA qui savait que j'avais une petite activité dans ce secteur, m'a contacté pour me proposer cette affaire.
Cette acquisition me permettait de développer ce département et d'avoir une nouvelle agence en Ile de France.
Je me suis tout de suite bien entendu avec Mr Marchina, le cédant. Nous avions la même façon de voir le business. L'affaire s'est conclue par la reprise du fonds de commerce par ma société.
Je reste persuadé qu'il y a plein d'opportunités cachées sur le marché. C'est plus facile de reprendre en tant que personne morale :
je n'aurais pas repris cette affaire en tant que personne physique, car un fonds de commerce c'est abstrait et les risques me semblent plus importants
Pour l'acquisition, j'ai sollicité les banques et les résultats que nous avions réalisés depuis 2 ans ont facilité l'acceptation du dossier.

Conseils

Les conseils que je peux donner aux futurs repreneurs c'est d'avoir du courage, de la persévérance et de ne pas avoir l'idée que l'on n'a pas assez d'argent au départ. Si l'idée est viable, que la société est saine et que le projet est en adéquation avec le profil du repreneur on trouve facilement de l'argent. Je n'avais la capacité de réaliser cette reprise seul, mais j'ai pu trouver des partenaires avec de la persévérance et le soutien des experts CRA.

Lire le témoignage du cédant

Cedric.bremard chez charles-service.fr
www.charles-service-manutention.fr


Voir d'autres Témoignages de repreneurs En savoir plus sur l'expert CRA "FINAIVA"
Imprimer le contenu de la page
Voir d'autres
Témoignages de repreneurs

Latitude :

Longitude :


Haut de page