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Conférence Widoobiz : la transmission des entreprises - 29 septembre 2015

3 novembre 2015

La transmission des entreprises : c’est ce thème multiple et d’actualité qui a été mis en avant lors de la conférence widoobiz, ce mardi 29 septembre, à l’Université Bretagne Sud de Vannes, à laquelle participait le CRA.

Conférence Widoobiz : la transmission des entreprises - 29 septembre 2015
Conférence Widoobiz : la transmission des entreprises - 29 septembre 2015

Un thème dans lequel le public, nombreux et participatif, s’est reconnu. En témoignent les nombreuses questions et témoignages qui ont suivi les discours des intervenants.

Une thématique porteuse donc qui a été abordée sous différents angles grâce aux profils variés des participants à la conférence. Tout d’abord, Anne-Marie Petit, PDG de la Trinitaine et Marraine Grand-Ouest des Trophées des Femmes de l’économie, édition 2015. Annie Ferchaud, cédante de la Société Choletaise de Fabrication en 2010, par l'intermédiaire du CRA, Anthony Pape, Directeur du Centre d’Affaire de Vannes de la Caisse d’Epargne et François Decorruee, délégué de Vannes pour le CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires).

C’est Anne-Marie Petit qui ouvre le bal avec le récit de son expérience familiale. Son frère, sa sœur et elle-même sont, pour ainsi dire, « tombés dans la marmite ». Ils ont commencé à travailler très jeunes avec leurs parents  : « Même si c’était des tâches de petites mains, nous étions comme immergés dans l’histoire de l’entreprise fondée par nos grands-parents. Il nous était plus simple d’en comprendre le fonctionnement et les valeurs. »

La transmission serait-elle plus simple lorsqu’elle se fait au sein de la même famille ? Pas nécessairement. Comme le rappelle Anne-Marie Petit : « Si notre environnement familial nous prépare, d’une certaine façon, à la prise de poste, il faut faire attention à ne pas mélanger l’affect et le professionnel. C’est avant tout une bonne communication qui permet une bonne gestion de la famille. » Notre marraine Grand-Ouest explique que sa famille a fait appel à un coach, afin de trouver lequel des trois enfants serait le plus apte à reprendre la tête de l’entreprise, lorsqu’est venue l’heure de la transmission. « Il faut voir au-delà de la personne et essayer de comprendre et analyser les capacités de chacun. »

La recherche du repreneur idéal est compliquée, que ce soit au sein de la même famille ou non. Annie Ferchaud nous a également fait part de son expérience. La Choletaise de Fabrication, fondée par son père en 1963, la société a commencé à connaître des soucis financiers vers les années 2000 : « Il est arrivé un moment où je me suis sentie seule. Mon équipe de commerciaux ne me soutenait pas. Il fallait faire un choix : céder ou laisser l’entreprise couler. Je n’en avais parlé à personne car c’était très difficile à justifier. »

Il n’est jamais facile pour un dirigeant de céder sa société et lorsque cela arrive, c’est bien souvent une question de vie ou de mort de l’entreprise. Le choix du repreneur devient alors crucial.

Justement, ce repreneur, comment le choisir ? Comment le trouver ? L’association Cédants & Repreneurs d’Affaires aide à créer ce lien et à faciliter les rapprochements entre ceux qui souhaitent céder une entreprise et ceux qui souhaitent la reprendre. François Decorrue nous expliques : « En France aujourd’hui, il y a près de 562 entreprises à reprendre et 1300 repreneurs potentiels. Nous avons une moyenne de 300 entreprises par an qui se transmettent. C’est un véritable marché. Les chiffres pourraient être encore meilleurs mais trop de personnes hésitent encore. » Une véritable invitation à l’action, surtout qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir une expérience professionnelle dans le secteur de l’entreprise que l’on souhaite reprendre et que les taux d’échec après une reprise d’entreprise sont très faibles comme nous le confirme le CRA.

Anthony Pape conclue en expliquant que les deux acteurs de la transmission d’entreprises, le cédant comme le repreneur, sont protégés : « Il y a une garantie d’Actif passif, le repreneur peut attaquer le cédant si l’entreprise ne s’avère pas être réellement ce qu’on en disait. Je conseillerais au repreneur de faire une étude poussée sur le potentiel de l’entreprise et son possible développement. » Le cédant est aussi conseillé pendant cette épreuve qui ne s’avère pas toujours simple aussi bien techniquement qu’émotionnellement.

Dans les 10 prochaines années, c’est près de 50 à 60 000 entreprises qui seront à reprendre. N’hésitez pas à vous renseigner auprès du CRA le plus proche si vous souhaitez, vous aussi, tenter l’aventure !

Crédit Photo : Gaëtan Haugeard


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