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François-Xavier Gaydon, reprend Sophia Business Computers

11 octobre 2005

François-Xavier Gaydon, 44 ans, reprend la société Sophia Business Computers (SBC), distributeur et intégrateur de solutions informatiques.

François-Xavier Gaydon, Maîtrise d’informatique et Licence de gestion, décide en novembre 2004 de quitter l’entreprise qu’il dirige en tant que salarié, pour se consacrer à un projet de reprise d’entreprise.
Il a travaillé pendant 20 ans à des postes commerciaux et de direction commerciale chez des constructeurs de solutions informatique et télécommunication. Unisys, OST Lucent Technologies, Nuance. De 2001 à 2004, il dirige et redresse la filiale française de Top Call, groupe autrichien qui conçoit et commercialise des solutions de communication unifiées.
Pour lui, son projet de vie est la priorité, au sein duquel la reprise d’entreprise doit prendre sa place.


1- Recherche de la cible

Début janvier 2005 il commence sa recherche. Il l’organise avec sa méthodologie de la « gestion de projet » en se posant en permanence trois questions :
Qu’est ce que je veux vraiment faire
De quoi ai-je besoin
Où puis-je le trouver (ou qu’est qui m’empêche de le faire)

Les réponses à ces interrogations, François-Xavier Gaydon les résume en disant : « Je voulais acquérir une société et la diriger. Pour la trouver, il me fallait des dossiers à étudier et donc des contacts chez des intermédiaires - d’où des inscriptions au CRA, et sur différents sites d’intermédiation. Pour ne pas perdre de temps et acquérir une vraie confiance dans ma capacité technique à reprendre une entreprise (audit, évaluation, garantie, protocole), il était nécessaire de me former. J’ai donc suivi un mois de formation au CRA. Enfin, pour réussir, un changement d’attitude est une variable clef : se comporter en chef d’entreprise et non plus en salarié. »
Une quinzaine de dossiers sont demandés, qui permettent d’affiner le projet. La cible sera : dans l’informatique et avec un potentiel d’évolution vers le service. Parmi les dossiers étudiés, six seront approfondis et trois retenus. Le tout premier dossier est présenté par Actoria. Il est de bonne taille, dans le bon secteur, et le contact avec le cédant est excellent. Comme c’est le premier dossier étudié, F-X Gaydon le met de côté et en étudie d’autres. Mais il revient toujours à celui-là. Au bout de deux mois, il se rend à ses raisons : il décidé d’acheter.


2. Sophia Business Computers (SBC)

SBC est une société d’informatique, installée en plein cœur de Sophia Antipolis. Elle assemble et commercialise des ordinateurs de type PC, des périphériques des logiciels. Ses clients sont les entreprises de la zone d’activité, à la fois les PME locales, artisans et commerçants, mais aussi certaines grandes administrations, et des grandes entreprises installées sur le site. Le chiffre d’affaires du dernier exercice est de 1,2 M€. En baisse comparé à l’exercice précédent. 90% du chiffre d’affaire provient de l’activité de vente de produits. Le reste vient du service. Elle compte moins de 10 salariés.
L’entreprise est saine, bien gérée, mais son business model s’essouffle.
Au moment de la cession, l’ancien dirigeant Alain C., qui a repris lui-même l’entreprise en 1997, l’a bien développée. Il atteint maintenant une limite et souhaite se consacrer à d’autres activités.
Au moment où F-X Gaydon rencontre le cédant, la cible est en vente depuis deux ans et il a repoussé quelques offres. Sans doute parce qu’il n’était pas encore prêt.


3. Déroulement de la reprise

En février 2005, Actoria présente le dossier et facilite les premières étapes de la négociation. F-X Gaydon perd beaucoup de temps à étudier les comptes. « Mais l’élément qui va véritablement déclencher la décision de la reprise, c’est ma rencontre avec le cédant en avril », analyse F-X Gaydon. « A partir de là, affranchi de la partie finance et compta, j’ai arrêté de regarder les chiffres pour me consacrer au business et à bâtir le projet de développement de l’activité de la cible ». F-X Gaydon rédige en un mois son business plan, fait une étude de marché en utilisant l’infothèque de l’Université Léonard de Vinci, rencontre les banques, choisit pour l’accompagner Emilia Bulich, avocat spécialisée dans la reprise (rencontrée à la formation du CRA), et un expert-comptable (qu’il lui faudra changer en cours de route, en raison de son peu de disponibilité sur le projet).
En mai, F-X Gaydon fait une lettre d’intention. La négociation sur le prix se poursuit en mai-juin. Un accord est trouvé fin juin. La vente est signée le 26 juillet, soit 6 mois après la décision de reprise d’entreprise.
Grandes lignes de la reprise :

  • Prix d’achat : 270 000 €
  • Création d’une holding financière pour acheter la cible ;
  • Le cédant reste une semaine pour transmettre les dossiers
  • Le véritable accompagnement se faisant pendant 6 mois par la femme du cédant, cadre salariée de la cible ;
  • Garantie d’actif-passif fiscal et social.

Pendant toute la reprise, aucune exclusivité n’est signée. De nouveaux prétendants vont se manifester peu de temps avant la signature, en mai-juin. Malgré des offres mieux-disantes, la qualité de la relation entre le cédant et le repreneur emportera la décision. Le cédant tient en effet avant tout à pérenniser ce qu’il a créé.


4. Financement


Prix d’achat : 270 000 euros
Le résultat retraité de Sophia Business Computers (SBC) pour le dernier exercice est d’environ 50 000 euros, ce qui porte la valorisation à 5 à 6 fois le résultat net.
Montage financier de la Holding

Apport en Capital : 170 000 euros
Emprunt bancaire : 100 000 euros
Apport en compte courant à la holding : 100 000 euros

L’apport en compte courant à la holding est immédiatement réinjecté dans la cible, en tant qu’apport en compte-courant, pour reconstituer la trésorerie de l’entreprise, qui se trouve à zéro suite au paiement au cédant des dividendes de l’année précédente.
Deux banques ont été rencontrées, le Crédit Lyonnais et la Banque populaire Côte d’Azur (BPCA) : l’emprunt bancaire est sur 5 ans et la décision de travailler avec la BPCA sera prise en raison de sa proximité plus grande avec le tissu économique local, les conditions d’emprunt étant voisines.
Garantie SOFARIS à hauteur de 50 %. Garantie Personnelle pour le reste, mais sur 3 ans uniquement. L’expérience et les qualités relationnelles du repreneur, allié à la solidité du business plan et à la situation saine de la cible, font que les discussions avec les banques et la SOFARIS se passent rapidement et sans heurts.

5. Après la reprise

Le 26 juillet 2005, François-Xavier Gaydon prend les commandes de la société. Il trouve une équipe, stable et motivée, toute prête à s’engager dans les nouveaux projets de développement. Il propose à la femme du cédant de prolonger son contrat après le terme prévu de 6 mois, ce qu’elle accepte. Savoir qu’il peut continuer de s’appuyer sur un cadre à ses côtés est un élément important pour le repreneur.
Les premières rencontres avec les clients confirment la validité de son business plan : il vérifie que l’orientation vers le service est un élément clef de la relation avec les clients. Elle est comprise et encouragée - et le premier contrat significatif de prestations de services est signé dès le mois de septembre.
Il investit dans les hommes et met en place une politique de formation des collaborateurs.
Trois mois après la reprise, le bilan est positif.
Le déménagement de Paris à Nice du repreneur et de sa famille ( 3 enfants de 7 à 11 ans) a été vécu comme la conséquence d’une décision prise avec sa femme depuis l’automne 2004 : celle de changer d’horizon professionnel et de devenir son propre patron. Le changement d’école, les conséquences professionnelles pour l’épouse qui travaille, la vente de l’appartement parisien et l’achat d’un logement à Nice se sont faits de façon naturelle.


« Je n’ai pas de conseil à donner. Chaque situation est unique ! » dit François-Xavier Gaydon, « Pour moi, l’important a été de se comporter vraiment en chef d’entreprise dès la première heure de la décision de reprise, donc : avant tout d’avoir une vision de l’objectif à atteindre ; de s’y tenir quel que soit les difficultés rencontrées ; de considérer les coûts liés à la reprise comme des investissements et non des charges ; de savoir payer les compétences qui nous manquent en recrutant des conseillers pour que le projet réussisse. L’accompagnement des amis, du conjoint, des conseillers a aussi été une condition sine qua non de réussite. »

François-Xavier GAYDON
Sophia Business Computers
Les espaces de Sophia
80, route des lucioles
06560 Valbonne – Sophia Antipolis.
Tel +33 (0)4 93 65 30 66
www.sbcfrance.com


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