MENU
Cédants et Repreneurs d'Affaires

Accueil > Actualités > Témoignages de repreneurs >

Frédéric JOUET, 47 ans, ECAM-IAE, reprend RH-Europe, 35 personnes – CA 3 M€.

7 juin 2007

Frédéric JOUET, 47 ans, ECAM-IAE, reprend RH-Europe (Raccord Hydraulique) 35 personnes – CA 3 M€. Un projet bien cadré, un montage financier bien ficelé.
  • Après 3 années d’expérience comme ingénieur de vente chez le leader mondial de l’hydraulique mobile, MANNESMAN-REXROTH ;
  • 12 ans d’expérience de Directions Générales de PME et de division dans le domaine de l’outillage diamanté pour la construction et la pierre, WHEELABRATOR-ALLEVARD ;
  • 7 opérations de croissance externe réalisées en Europe dans le cadre de la division, je décide de me lancer dans la possibilité de reprise d’entreprise.

La rencontre avec le CRA me donne des opportunités à étudier, une organisation très réactive et un « vrai » parrainage de Mr Graveleau, délégué régional au CRA de La-Roche-sur-Yon.

La cibleLa cible est déterminée dans un domaine d’activité à la fois large mais précis : activité industrielle - produits techniques à forte valeur ajoutée – avec la possibilité de se différencier par le service apporté aux clients et/ou par la spécificité des produits, et surtout, une activité dans laquelle je peux immédiatement apporter de la valeur ajoutée.
Mais sont exclus : l’agroalimentaire – le textile – le BTP gros œuvre.

La recherche12 mois et 12 dossiers plus tard, dont 9 arrêtés après l’étude du memorandum, la reprise de la société RH (Raccord Hydraulique) se présente alors comme celle qui correspond le mieux à ma recherche. Il s’agit d’une entreprise de 35 personnes – au CA de 3 M€, spécialisée dans la conception/fabrication de raccords hydrauliques sur mesures pour clientèle grands comptes producteurs d’engins TP/Manutention/Agricole.

Mais il faut savoir être patient... 7 mois seront nécessaires, pour s’habituer au caractère du vendeur, se confronter aux temps morts et aux ruptures de négociations. Le business plan (et sa réalisation sur les 18 premiers mois) est très important pour s’assurer soi-même qu’on sent bien le projet et qu’on arrive à le vendre aux partenaires financiers.

Finalement, la différence entre le prix affiché et le prix obtenu sera de 20% en faisant jouer principalement des stocks avec beaucoup de « non valeurs ».

Le montage financierLe financement de cette reprise sera composé d’un apport personnel + Obligations convertibles non convertibles* + dette senior. L’ apport personnel représentant 1/5 du total.
*Le principe :
Ce sont des obligations convertibles rémunérées à 4 ou 5%.
En plus de cela, engagement de l’organisme à ne pas lever les OC, il faut alors ajouter une prime de non conversion (4 ou 5%).
Résultat, ce sont des "quasi fonds propres" qui coûtent au total de 8 à 10% selon les cas mais qui permettent d’augmenter la dette senior et donc l’effet de levier pour l’investisseur.
Attention, il y a quand même quelques cas particuliers pour lesquels l’organisme financier se réserve le droit de lever les OC, par exemple (comme par hasard !) en cas de revente de la société .Il faut donc négocier "ferme" ce point.
En jargon financier, c’est pratiquement de la dette mezzanine.
Le montage juridique sera réalisé de manière classique avec Holding de reprise (SAS)
Quelques conseils

  • Premier conseil : mieux vaut faire appel à des experts plutôt que de négocier en direct. Les experts sont là pour cadrer la démarche et éviter les grosses fautes lors des négociations.
  • Second conseil : concernant la garantie de passif, mieux vaut essayer de tout « debugger » avant.

Il était prévu que le cédant, après la reprise, m’accompagne pendant 6 mois (3 temps plein + 3 mi-temps), mais en fait, il restera un mois et demi seulement.

Je vais donc connaître seul les bonnes et les mauvaises surprises des 100 premiers jours :
Le bonheur malgré les surprises.
Un mois d’écoute/d’observation des clients et de l’équipe
Un mois de déminage
Un mois de mise en place du plan d’action

La reprise est une expérience passionnante, mais il faut éviter de se jeter sur « n’importe qu’elle affaire » sans être certain de pouvoir y apporter rapidement de la valeur ajoutée, et éviter les « grands écarts »
Il faut prendre son temps pour tout analyser, ne pas hésiter à tout remettre en question, à poser des question par écrit, etc...mais une fois que l’on « sent les choses », il faut être très déterminé.

Et si c’était à refaire...Je re-signerai des deux mains, peut-être pour un peu moins cher mais....dans une transmission, seul le vendeur est certain de faire une bonne affaire, l’acheteur lui devra attendre quelques années, c’est le jeu !

Frédéric JOUET
frederic.jouet chez rh-europe.com


Voir d'autres Témoignages de repreneurs
Imprimer le contenu de la page
Voir d'autres
Témoignages de repreneurs

Latitude :

Longitude :


Haut de page