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G. Derey cède sa participation de 50% dans ARICAD, solutions informatiques intégrées

15 décembre 2009

Gérard Derey, 59 ans, cède sa participation de 50% dans ARICAD, solutions informatiques intégrées. CA de 5 millions € avec un effectif de 44 personnes. En confiant une mission de conseil au futur repreneur, il a été possible de tester sa "compatibilité" avec l’associé restant.

La société ARICAD

ARICAD est une entreprise de solutions informatiques intégrées créée en 1986 par les 2 associés vendeurs ( quasi 50/50), Gérard Derrey et Christian Perrouault.
Les prestations couvrent tous les besoins ponctuels ou structurels d’un Bureau d’Études, CAO / DAO, calculs et développement, bases de données et gestion de documents avec quelques pôles d’expertise : mécanique, nucléaire, le BTP et l’architecture.. La société personnalise les logiciels standard au besoin des clients.
Le CA 2007 s’est élevé à 5M€ avec une croissance forte sur les 3 dernières années et une rentabilité plutôt modeste

Après 20 ans ensemble associés à 50/50 au capital de l’entreprise, comment avez-vous abordé la question de la cession et quels étaient les buts poursuivis par chacun de vous ?

G.Derrey  :
J’ai décidé de céder mes parts car d’une part mes enfants n’ont jamais exprimé leur désir de reprendre la direction d’AriCad et d’autre part ma compagne partait également en retraite. J’ai pensé que c’était le moment de « réduire la pression » et de me consacrer à des occupations plus personnelles.
Tout ce que j’ai entrepris pendant ma période chez Aricad (construction, jardinage, voyages,..) demande à être soit finalisé ou développé.
Par ailleurs, j’ai bénéficié d’un allégement des frais de transmission en vendant dans la tranche d’âge où je me trouvais.
Ma rencontre avec Alain Le Doaré m’a définitivement convaincu de « passer la main ».

C. Perrouault :
Gérard Derrey arrivant à l’âge de partir en retraite et du à notre différence d’âge (10 ans), cette question allait se poser un jour.

Christian Perrouault
Christian Perrouault

Nous avons réfléchi à la façon dont nous pourrions envisager la cession de ces parts.
Le modèle 50/50 qui peut sembler très délicat peut être également un réel avantage, c’est du moins comme ça que nous l’avons vécu pendant 20 ans. En effet, cela permet d’avoir une qualité de vie améliorée du fait qu’on partage les responsabilités et les décisions avec les mêmes intérêts ; les décisions prises ne sont que meilleures lorsqu’elles sont prises à deux. Ce mode de fonctionnement me plaisait et c’est vers celui là que nous nous sommes orienté.
Le CRA nous avait prévenus qu’il serait difficile de trouver quelqu’un qui voudrait s’engager à 50/50. Nous avions donc également évoqué que je puise reprendre l’entreprise de façon majoritaire et laisser une partie à un investisseur. Dans tous les cas je souhaitais poursuivre mon activité au sein de l’entreprise.

Quel type de recherches avez-vous entamé pour trouver le repreneur et par quels organismes ?

Dans un premier temps nous avons tenté de nous rapprocher avec d’autres entreprises, complémentaires à la notre, dans le but de fusionner. Mais après deux tentatives cela a échoué du à un problème de valorisation pour une et un problème de confiance pour l’autre décelé lors l’avancement dans les négociations.
Nous sommes ensuite orientés vers la chambre de commerce et le CRA, pour cette fois trouver une personne physique candidate à la reprise. Notre réseau personnel a été mis à contribution également.

Combien de candidats avez-vous reçu ? Quel a été votre critère de décision sur son choix ?

Nous avons reçu une dizaine de candidats, nos critères étaient de trouver quelqu’un qui souhaite prendre la moitié de l’entreprise et pas plus. Cette personne devait être issue d’une grande école et avoir eu une expérience dans le management. C’est vrai que cela n’a pas été très facile car des critères plus personnels pour Christian Perrouault venaient les compléter.

Comment avez-vous valorisé votre entreprise ? Y a-t-il eu une différence importante lors de la cession définitive ?

La valorisation s’est effectuée par une expertise réalisée par nous même auprès de notre expert comptable et également par les entreprises avec lesquelles nous souhaitions nous rapprocher. La cession définitive s’est réalisée avec environ 20 % de moins que les valeurs moyennes établies. Ceci est dû essentiellement à nos critères qui étaient difficiles à satisfaire.

Finalement sur quels critères avez-vous choisi votre repreneur de préférence à d’autres ?

Le choix s’est porté sur Alain Le Doaré car d’une part il répondait globalement à nos critères. Nous avons pu le vérifier grâce à son immersion dans l’entreprise pendant quelque mois. C’est ainsi que nous avons pu apprécier ses valeurs aussi bien humaines que professionnelles.

Quand avez-vous prévenu le personnel de votre décision de céder ? Quelle a été sa réaction ?

Alain Le Doaré est intervenu dans l’entreprise sous le couvert d’une mission de conseil. Tous nos collaborateurs l’ont découvert en même temps que nous et lorsque nous avons annoncé sa prise de participation dans l’entreprise, ils ont tous été ravis et soulagés. En effet ils se demandaient également quel serait le sort de l’entreprise et a fortiori le leur ; ils ont pu également apprécier pendant cette période, les qualités d’Alain.

Que vous ont apporté les organismes consultés pour la cession ?

Les aides qui nous ont été apportées par les organismes, notamment le CRA, de par la qualité de ses conseils, ont été très importantes. D’une part ils nous ont expliqué clairement les démarches à suivre et d’autre part assuré un bon suivi avec les candidats proposés.

Quels conseils donneriez vous aux vendeurs (ou repreneurs) pour optimiser leurs chances ?

Nous pensons que pour entreprendre cette opération, il faut se faire accompagner. Ensuite tout dépend de la nature de la cession. Si c’est une cession globale ou partielle. Mais dans tous les cas nous pensons que le facteur humain est tout aussi important que le facteur financier, surtout si l’on souhaite que l’entreprise soit également gagnante et ainsi assurer sa pérennité.

Christian Perrouault, en qualité d’associé non vendeur, quel a été votre rôle ou influence dans la transaction et notamment le choix du candidat ?

La condition sine qua non était de trouver un futur associé compatible avec mon état d’esprit sur la manière de gérer l’entreprise et sur le développement de celle-ci. Il devait également être issu d’une école supérieure, sensiblement de mon âge, une situation familiale équivalente à la mienne et naturellement avec une capacité à partager le pouvoir. Sans ces critères cela aurait été difficile de réaliser une association à 50/50 et ainsi de pouvoir réaliser l’opération.

Et maintenant que faites vous, Gérard Derrey ?

Devinez !

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