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H. Chabert reprend la Sté Rosset, plomberie, chauffage en Savoie

1er décembre 2011

Hervé Chabert, 45 ans, DUT + MBA, reprend la Sté Rosset, plomberie, chauffage, ventilation, énergies renouvelables, en Savoie. 23 salariés à la reprise avec un C.A. de 2,4 millions € Reprendre Rosset était une « folie » mais 2012 s’annonce une meilleure année

Après quinze ans dans l’industrie du sport, chez Lafuma puis Patagonia, dont il a dirigé la filiale Europe jusqu’en février 2008, Hervé Chabert s’est mis à son compte. Licencié à 40 ans, il avait un capital à investir. Et deux options : retrouver un emploi comme salarié, « La voie la plus facile », explique-t-il, ou reprendre une entreprise.
La balance penche rapidement vers la deuxième voie. Il suit un stage de trois semaines à Lyon avec l’association CRA (Cédants et repreneurs d’affaires) pour valider son envie de reprise. Et Hervé Chabert entame dès septembre 2008 ses recherches.

Recherche de la cible

« Je voulais une entreprise dans 1e secteur du bâtiment.
Avec un père architecte, j’ai connu ce milieu enfant et je savais que cela me plaisait. Et il y a une grande part de hasard. »
Celui-ci, via une annonce sur un site internet, l’a mené à Ugine (Savoie) vers la société Rosset. .. qui venait de connaître de grosses difficultés.

De lourdes pertes en 2009

Avant la signature en décembre 2009, il découvre avec son expert-comptable que l’entreprise vient de subir de lourdes pertes. Hésitations, nouvelles négociations. Et signature en juin 2010.
« J’ai racheté l’entreprise à bon compte, reconnaît-il. Mais avec le recul, je pense que c’était une folie.
Pourquoi avoir signé, alors qu’il savait que l’entreprise était en mauvaise santé ‘ ?
« Sur la base des informations dont je disposais, 2010 ne s’annonçait pas si mal... Mais je n’avais pas toutes les données et je ne l’ai compris que quelques mois après, car je n’avais pas l’expérience du métier.
Par ailleurs, préparer une reprise est un processus long. On s’approprie le sujet. Même si vous avez plusieurs cibles en vue, il devient difficile de changer d’avis et de recommencer. »

Après une reprise, il faut prendre rapidement les bonnes décisions. Or, je n’avais pas la maîtrise des codes et du timing du secteur, ni les compétences techniques. »
Après un premier apport de 150 000 euros, il a dû dès le départ remettre de l’argent.
Il a reçu le soutien d’Albertville Tarentaise Expansion et du Réseau Entreprendre Savoie, dont il a été lauréat en 2010.

L’accompagnement

L’accompagnement du cédant a été contractualisé sur quatre mois.
« J’ai voulu que cette période soit courte car cela coûte cher ; et c’est une position difficile.
L’un doit céder sa place, l’autre s’y installer. Le cédant m’a demandé de prendre tout de suite son bureau et sa chaise. Pour que ce soit clair, même concrètement. »

Retour à l’équilibre

Il y avait 23 salariés présents lors de la reprise. Ils sont actuellement 18, des CDD

n’ayant pas été remplacés. Après un retour à l’équilibre en 2011, 2012 s’annonce correcte avec une bonne visibilité et un carnet de commandes rempli. Cette amélioration a été rendu possible par une compression des coûts et une amélioration des marges.
Hervé Chabert cherche à recruter deux aides plombiers, sans succès pour l’instant.

Son conseil

Ne pas choisir une entreprise en difficulté. « La première année, il faut se concentrer pour apprendre le métier et mettre ses idées en application. C’est assez difficile pour ne pas avoir à se bagarrer avec la trésorerie et les banques. » Si l’on ne connaît pas le secteur, vérifier qu’il y a une ou deux personnes pour assurer le quotidien technique de l’entreprise.
herve.chabert chez rosset-ugine.fr
http://www.rosset-enr.com

Propos recueillis par Dorothée Thénot pour l’ECO des pays de Savoie


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