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J.R. Bonneil, crée WinyBar, fontaine à vin pour cubis, en IDF

30 mai 2013

Jean-Robert Bonneil, 50 ans, ingénieur INSA, crée puis reprend WinyBar, Fontaine à vin pour vins en cubitainer, en Ile de France. Sans le passage par la formation CRA je n’aurais pas eu, à 50 ans, cette énergie ni cette envie pour me lancer dans cette entreprise.

Pendant les 12 premières années de ma carrière, j’ai travaillé chez OTOR, groupe spécialisé dans le papier et le carton. J’y ai occupé de nombreux postes, méthodes, organisation, direction d’usines, acquisitions.
Puis, après deux années comme directeur commercial de Sleever International, étiquettes thermo rétractables, j’ai passé à nouveau 12 ans dans 3 sociétés spécialisées dans le packaging cosmétique.
J’ai démissionné de mon dernier employeur, le groupe américain Topline, pour lequel j’avais créé la filiale française, pour prendre un poste très intéressant que l’on me proposait chez DS Smith qui venait de racheter mon premier employeur OTOR. Deux mois après mon arrivée, DS Smith Packaging France change de Directeur Général, qui change de stratégie .. . et supprime mon poste le 21 janvier 2012.
C’était comme si j’avais reçu un coup sur la tête.
j’ai réagi très vite. Je n’ai pas recherché de job salarié. Depuis longtemps j’avais l’idée de reprendre une entreprise. J’avais déjà adhéré au CRA en 2000. Mais je m’étais rendu compte que je n’étais pas prêt. J’avais à l’époque la responsabilité de jeunes enfants et je manquais de fonds propres.

En 2012, mes enfants étaient grands, ma femme travaillait. C’était le moment de me mettre à mon compte. J’ai adhéré au CRA en février et j’ai suivi la formation à la reprise en avril.

Mon projet initial

Mon projet initial était de reprendre une affaire plutôt industrielle avec éventuellement une part de négoce. B to B dans le secteur emballage ou nautisme.
J’ai rencontré 3 cédants dans le domaine de l’emballage dont un intéressant, présenté par le CRA, que j’ai rencontré 3 fois.
Je n’ai pas donné suite à l’affaire de nautisme, bien que je sois un passionné de voile, car j’ai rapidement constaté que ce secteur se portait mal.

La formation CRA

Elle m’a apporté des compétences techniques. Quand on travaille dans des grands groupes on reste généraliste. Elle m’a permis de démystifier la compta, le juridique, la mécanique de la reprise, et d’emprunter de l’argent auprès d’une banque (sans caution personnelle, ce qui n’était pas gagné pour une start-up qui n’a jamais facturé 1 Euro).

Sans vouloir faire de pub, on peut se demander comment on peut reprendre une entreprise, sans avoir suivi cette formation !

Mais surtout cette formation m’a redonné l’envie d’apprendre. A 50 ans il n’était pas évident de se dire qu’il vous reste non pas « que 10 ans », mais « encore 10 ans » pour apprendre de nouvelles choses. La formation CRA a levé des freins, elle m’a donné envie de faire des choses que je n’aurais pas osé faire, de me lancer dans des domaines que je ne connaissais pas comme la création d’une marque, la communication grand public. Sans la formation je n’aurai eu ni cette énergie ni cette envie.

Créer plutôt que reprendre

Finalement j’ai opté pour une voie bien loin de mon projet initial et de mes compétences.
La reprise s’est transformée en création. Le B to B en B to C.
j’ai basculé : quelques mois plus tôt je n’aurai pas imaginé faire du marketing pour un produit grand public.

L’affaire avait en fait démarré en 2010. Un cousin me présente une personne qui a eu l’idée de concevoir une fontaine à vin pour cubitainer. Ayant une expérience dans le packaging le projet m’intéresse. On s’associe à trois parts égales dans une SARL au capital de 7500 €. Nous déposons un brevet. Nous obtenons d’OSEO une subvention de 8000 €. Chacun de nous a son activité et nous travaillons sur notre projet de 5 à 7. Nous discutons avec des marques comme Peugeot PSP, mais notre produit n’est pas cohérent avec leur gamme.

Nous sentons un vrai potentiel pour le produit. Il se vend en France 110 millions de cubitainers de 3 et 5 litres, soit 25 à 30% du marché global du vin (en volume) pour les particuliers. Pour le vin rosé ce pourcentage d’élève à 43%. Le CRA m’a appris à faire des études de marché.
Mais on ne peut pas lancer un produit en travaillant quelques heures par jour.
En mai 2012 je suis disponible et prêt à m’impliquer dans l’affaire à condition d’avoir la majorité. Un des associés me cède ses parts, le second reste comme sleeping partner.
J’avais un prototype mais le produit n’était pas achevé. Je finalise le design, et fait une étude du coût de fabrication. Je réalise en même temps une étude de marché en m’appuyant sur Thierry Jonquois, qui fait le module « audit commercial » de la formation CRA.

Le produit

Dans un cubi le vin se garde beaucoup mieux qu’en bouteille car la poche se rétracte au fur à mesure, pas de contact avec l’air, pas d’oxydation. La qualité du vin est intacte 6 semaines après ouverture. Ajoutez à cela un prix au litre de 30 à 40% inférieur à celui de la bouteille pour le même vin, et vous avez les raison du succès du « Bag-in-Box ».

Néanmoins, le consommateur reproche trois choses au vin en cubitainer :

  • Un look peu attrayant quand on a des invités, 
  • Il faut soulever l’arrière du cubi pour servir le dernier ½ litre.
  • Il faut mettre le carton au bord de la table pour se servir.

On a conçu un objet design dans lequel l’utilisateur met la poche plastique. Le fond intérieur est incliné pour que le vin s’écoule naturellement jusqu’au dernier verre. La coque a une double paroi pour garder le vin à température et les pieds sont démontables. Une pochette réfrigérante est fournie pour garder frais blanc et rosé.

La commercialisation

Il a 5,500 cavistes en France. Je n’avais pas les moyens de les démarcher systématiquement. J’ai préféré approcher les grands distributeurs. A force de ténacité, (les distributeurs ne vous attendent pas forcement avec un tapis rouge) j’ai signé des contrats avec Nicolas, (500 points de vente) Intercaves (125 points de vente), des grossistes spécialisés en accessoires pour les cavistes indépendants, et bien sur des sites de vente en ligne comme www.delamaison.fr ou www.mathon.fr.

J’ai investi beaucoup dans la communication, identité visuelle, relations presse, website. J’ai eu la chance de trouver une bonne attachée de presse et j’ai déjà eu des articles dans une demi-douzaine de magazines bien ciblés, et bientôt 2 passages TV (TF1 et M6).
Au final, j’aurai mis autant d’argent dans la com que dans les investissements matériels.

Les premiers résultats et l’avenir

Après un an passé à faire des chèques, Je viens d’encaisser mes premières factures, et la vente commence à décoller sur mon site de vente en ligne pour particuliers : www.winybar.com.https://www.facebook.com/pages/Winy...

Prochaines étapes :

Mise en place de WinyBar chez les enseignes de décoration/arts de la table : premiers contrats signés avec Culinarion et Ambiance et Styles.

J’ai décidé de me focaliser sur le marché français en 2013 et d’attendre 2014 pour démarrer l’export.

jrbonneil chez invv.fr


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