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Cédants et Repreneurs d'Affaires

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J R Maguet, 48 ans, céde Coficentre, éditeur de logiciels

17 mars 2009

Jean Richard Maguet, 47 ans, céde Coficentre, éditeur de logiciels, CA de 2,5 millions € avec un effectif de 24 salariés.
- Il est très important de bien préparer son dossier de vente
- il y a quelque chose de magique de se dire à 47 ans "ou vais-je décider de partir en exploration ?"

En 2006 lors de mon témoignage repreneur, je réfléchissais à mes options du "devenir" en explorant deux voies :
- Poursuivre le développement de l’entreprise,
- Céder l’entreprise et évoluer vers un autre horizon.
Je décidais de mettre l’entreprise en vente « pour voir » et donc de tester le marché.

Se fixer des règles ou « le contrat avec soi même »

Toutefois, je me fixais une première règle simple  : « the show must go on ».
C’est-à-dire que rien ne devait me détourner de la poursuite de croissance de l’entreprise, même les repreneurs.

De cette première règle sortait un axiome : « pas de rencontre avec les employés jusqu’au jour de la cession, rien ne doit les perturber pour la bonne marche de l’entreprise »

Il faut savoir qu’en 2006, l’entreprise était sur une courbe accélérée de croissance et qu’il ne fallait aucun grain de sable pour cette mécanique bien huilée.

Ma mère aurait pu me dire « Fiston, il vaut mieux céder son entreprise (et ses actions en bourse) lorsque tout va bien. »

Comment (bien) vendre son entreprise :

Par expérience j’ai été amené à étudier des entreprises en vente. Et j’ai souvent pesté lorsque le dossier de présentation se résumait aux « bilans ».

J’ai donc décidé de prendre le temps de rédiger un document de présentation d’au moins 40 pages (sans compter les bilans).

Ce document devait présenter l’entreprise sous ses aspects juridiques, financiers, produits, concurrence, technique. C’est-à-dire le type de document dont mon repreneur aurait besoin pour obtenir un financement rapide de sa banque.

Deuxième règle  : faire ou déléguer la rédaction d’un mémorandum de vente le plus complet possible, afin d’aider le repreneur à rapidement comprendre l’objet de la vente et les enjeux du dossier.

Les experts :

Si je voulais respecter ma première règle, il me fallait un consultant capable de filtrer la cohorte des repreneurs et séparer le bon grain de l’ivraie

Je ne m’autorisais à rencontrer que ceux présentant le profil idéal de repreneur à mon sens.
De plus, l’expérience montre que lors des négociations, si au début tout est joli entre le cédant et le repreneur, la fin de la négociation peut se terminer dans un bain de sang (particulièrement lors des discussions sur les garanties de garanties, et autres sujets dont nos avocats sont friands) . Et seul un tiers peut, par son intermédiation, éviter les clashs.

Troisième règle  : Signer avec un spécialiste de la reprise un mandat et ou adhérer au CRA. Le coût étant largement amorti par la qualité du filtrage et l’intermédiation jusqu’à signature de l’acte de vente.

Les rencontres :

A ce moment, il faut avoir le cœur bien accroché et rester zen.
En effet, et malgré le filtrage du conseil, j’ai rencontré des gens qui m’ont parlé de découper la société « re-ingeneerer l’équipe », délocaliser l’entreprise, etc.

Sur 80 « contacts » j’ai rencontré environ 8 repreneurs, dont 3 étaient tout à fait dans les critères que je m’étais fixé.
Ces critères étaient : préservation de l’emploi, vision réaliste du marché, expérience de manager d’équipe.

Au final, c’est l’un des 3 qui, alors qu’il s’était désisté, est revenu après avoir appris que nous venions de signer des contrats commerciaux avec deux importantes entreprises nationales. (D’où l’importance de garder un œil sur les vrais enjeux qui sont « continuer à commercer tant que l’entreprise n’est pas vendue »).

Etant visionnaire et un homme de décisions, mon choix s’est porté sur le repreneur qui avait le mode de pensée le plus proche et qui me semblait capable de porter l’entreprise plus loin.

En mai 2007, la lettre d’intention était signée.
En Juillet 2007, et après audits, la promesse synallagmatique était conclue.
Début Octobre 2007 la transaction était accomplie.

Quatrième règle  : Il faut s’entourer de conseils afin de réaliser au mieux l’opération. Surtout les informer en amont afin d’éviter le risque de desdits s’ils détectent un risque alors que l’on s’est déjà engagé.

Conseil aux repreneurs :
- Soyez crédibles lors de vos premières rencontres (adoptez une posture de futur patron),
- Le cédant est le patron jusqu’au jour de la cession, (après ce sera votre tour),
- Vous annoncez vouloir garder l’équipe et gérer l’entreprise en « bon père de famille »,
- Vous envisagez d’apporter votre expertise et/ou votre vision, et vous savez l’exprimer au cédant (votre banquier sera le suivant).

L’après cession :

Lorsque j’ai compris que mon entreprise présentait de bons atouts sur le marché de la reprise, et alors que je n’avais pas encore rencontré mon premier repreneur, j’ai réfléchi à la façon dont devrait se dérouler l’après cession.

Je n’avais pas de projets particuliers à l’exception de pouvoir prendre du recul et me donner la possibilité de faire de nouveaux choix.

Après tout il y a quelque chose de magique de se dire à 47 ans « ou vais-je décider de partir en exploration ? ».

Je décidais donc d’associer au contrat de vente une clause de consultant afin de me permettre de rester occupé jusqu’à ce qu’une nouvelle idée lumineuse jaillisse.

En effet, ma famille ne me voyait pas avec plaisir revenir à temps plein à la maison, surtout avec mon bureau à l’étage juste au dessus de leur tête, à entendre le lion tourner en cage qui cherche cette idée lumineuse.

Le repreneur était très satisfait de me conserver en qualité de consultant commercial et à ce jour, nous tirons de bons fruits de cette excellente coopération. Il est vrai que j’ai été dès le lendemain de la cession extrêmement vigilant à tenir ma place dans la relation avec le nouveau patron de mon ex-entreprise.

J R Maguet au départ d'un nouveau parcours
J R Maguet au départ d’un nouveau parcours

Cette activité ne m’occupant qu’à tiers temps, j’ai découvert de nouvelles activités : le golf, le kite buggy, etc.
Mais j’ai aussi redécouvert ma famille (si, si ils apprécient !!!)

Le CRA :

Il est clair que je n’aurais jamais pu aller aussi vite dans l’acquisition de 4 entreprises et leur cession si je n’avais pas été sensibilisé aux aspects de la reprise lors de ma formation au CRA.

En 2001, alors que je venais de quitter mon poste de salarié, c’est un véritable accompagnement vers mon changement que j’y ai trouvé.

Merci à mon parrain et à toute l’équipe.

Aujourd’hui et demain :

Cela fait 18 mois que j’ai cédé l’entreprise.
J’ai pris un nouveau rythme de vie, beaucoup plus serein qu’avant.

Je suis actuellement des formations de coach en accompagnement au changement (j’ai une bonne expérience de la chose). Je me positionne comme « Business thérapeute® », terme qui me semble plus adéquat.

Je viens de reprendre contact avec le CRA pour m’aider à développer ce projet. Est-ce que cela passera par le rachat d’un cabinet de consultants ou par la création d’une nouvelle activité ?
Seul le temps nous le dira. Ce dont je suis sûr, c’est que ce sera une nouvelle aventure passionnante à vivre.

Pour lire le témoinage de repreneur de J.R. Maguet écrit en 2006 cliquer ici

jrmaguet chez orange.fr


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