MENU
Cédants et Repreneurs d'Affaires

Accueil > Actualités > Témoignages de repreneurs >

Jacques Sarrabezolles et Richard Bull reprennent « Les Pierreux de l’Ile de France »

4 septembre 2007

Jacques Sarrabezolles, 48 ans, ESTP + CPA et Richard Bull, 56 ans, expert comptable, s’associent pour reprendre « Les Pierreux de l’Ile de France », fourniture, pose et taille de Pierre et de Marbre, 6 M€ de CA et 25 salariés. Le monde des affaires est cruel, et la recherche de financement est un parcours du combattant...

Profils des 2 associés
Jacques Sarrabezolles (à gauche sur la photo) , 49 ans, marié, 5 enfants, est ingénieur ESTP, formation complétée par l’executive MBA d’HEC. Après 2 ans chez Fougerolles il passe 18 ans chez GTM.
Richard Bull, 56 ans, marié, 2 enfants, a un diplôme anglais d’expertise comptable et vit en France depuis 27 ans. Il a occupé des postes de directeur financier dans plusieurs groupes anglo saxons, dans des activités diverses : mobilier de bureau, chimie et informatique.
Jacques et Richard se sont rencontrés dans les groupes de repreneurs CRA en 2005. Leurs objectifs et leur état d’esprit étant très proches, ils ont assez rapidement décidés de mettre en commun leurs compétences complémentaires et leurs moyens financiers pour reprendre une entreprise.

La cibleNotre acquisition est la société « Les Pierreux de l’Ile de France ». C’est une société dont le C.A avoisine les 6 M€ et dont l’activité est la Fourniture Pose et taille de Pierre et de Marbre. Notre activité répond à tous les dossiers en rénovation et en neuf. (Pierre porteuse, semi porteuse, revêtement en pierre agrafée, Rénovation de bâtiments haussmanniens et enfin marbre). Elle a participé à des opérations de prestige, comme le Carrousel du Louvre, elle réalise actuellement la rénovation du palais de Tokyo et vient de terminer la rénovation des sols en marbre du centre commercial Vélizy II.
Des trois dirigeants en place, deux souhaitaient prendre leur retraite, le troisième nous a suivi dans la reprise et est entré dans la holding de reprise.
Nous avons 25 employés, mais nous donnons du travail à près de 40 partenaires qui travaillent en tant qu’artisans, pratiquement en exclusivité avec notre entreprise.

Le cheminement de la repriseNous avons commencé notre aventure de recherche de rachat d’entreprise comme beaucoup d’entre vous sans bien connaître le marché et son articulation. Nous étions seuls, novices, devant une armée de professionnels (et d’autres !),
Comme tous bons stratèges, nous avons commencé par rechercher des alliances. Des valeurs sures pour nous conseiller, nous apprendre et nous suivre dans notre démarche. Chacun de nous deux avons ouvert toutes les portes qui se présentaient sur notre chemin. Certaines des réponses que nous avons eu nous amusent aujourd’hui.
A titre d’exemple :

  • Combien d’argent avez-vous ?
  • J’ai un très bon dossier pour vous mais il faut faire vite.
  • Je connais très bien le vendeur, c’est un ami de longue date, soyez sérieux dans votre proposition.
  • C’est un dossier que vous allez booster avec vos compétences et votre savoir faire. Pour vous elle n’est pas chère !
  • Etc....

Nous étions en lente maturation dans la modification de notre profil psychologique, avec une vision beaucoup plus de projet industriel, de modèle économique. Ce temps nécessaire de notre évolution devait impérativement s’appuyer sur du solide et de l’objectif.

L’importance de la formation et du parrainageNous avons trouvé ces valeurs dans nos écoles d’origine, à la Chambre de Commerce et au CRA dont le système de parrainage nous a été très utile. Trois outils principaux nous ont été nécessaires, la formation permanente proposée par tous, les groupes de discussion entre repreneurs proposé par le CRA et certaines de nos écoles, et le parrainage proposé par le CRA.
Nous nous sommes rencontrés à cette occasion et nous avions sensiblement les mêmes objectifs personnel et professionnel. Nous avions étudié chacun de notre coté plus de vingt dossiers dans nos métiers respectifs et avons décidé de travailler et rechercher des cibles ensemble. Forts de nos alliances et des partenaires mentionnés plus haut, nous avons professionnalisé nos recherches, intensifié nos discussions, nous sommes devenus naturellement très réactifs, crédibles et même gênants pour certains (eh oui nous avons eu des vraies peaux de banane !).
Les dossiers venaient de plus en plus vite. Nous en analysions en même temps près de 10 de front. Nous sommes devenus durs en affaire. Les prix baissaient et les vendeurs étaient triés, les dossiers pourris ne nous était presque plus proposés et les montages financiers prévisionnels de moins en moins tendus. Sur plusieurs affaires, nous rédigions les protocoles d’accord avec notre avocate quand les vendeurs ont brutalement, fait volte-face et décidé de ne plus vendre. Toutes les raisons étaient bonnes pour justifier leur choix : certains ne donnant plus signe de vie, même à leur conseil.

Le montage juridiquePour le dossier que nous avons finalement choisi, il y a eu un mois de discussion. Le montage juridique a été organisé en trois niveaux, la cible, la société holding de reprise supportant la dette senior et des holdings familiales pour nous deux. Curieusement le montage a été très court, nous avions opté, pour la société de holding de reprise, en une SAS à capital variable avec des statuts propre à l’entreprise.
Les audits que nous avons missionné n’ont pas apporté de grandes surprises, l’entreprise était saine.
Nous pensions être arrivé à la fin de notre formation de repreneur, la date de closing étant fixée, toutes les banques consultées souhaitaient nous répondre, nous allions enfin être diplômés (Diplôme du repreneur individuel).

Négociation avec les banquesMais le monde des affaires est cruel, plus de quatre mois pour activer les banques. Sur les douze banques que nous avions contactées, toutes nous ont répondu, mais elles ont positionné leurs offres à la limite de notre timing. Tout était inventé pour retarder leur proposition écrite. Pour certaines nous étions coupables de ne pas figer le montage financier, telle autre ne répondait qu’en taux variable, ou encore elle nous répondait que conjoint avec OSEO etc....
Nous étions furieux, les taux proposés étant de 7.05 % pour le tiers du prêt et 5.64 % pour le reste. Notre affaire n’était plus économiquement intéressante et réalisable que si nous augmentions nos apports personnels en pure perte. La guerre était ouverte. Nos réseaux fortement activés, nous avons bousculé l’univers des banques, des prêteurs et des garanties. Trois chargés d’affaires ont été écartés par nos contacts.
Toutes les lignes des propositions de contrat ont été lues et relues par nos conseils et nous même. Rien n’était lié au hasard. La meilleure proposition finale fut 3.9 % sans garantie et sans coût de flux, mais elle est arrivée trop tard ! Nous avions déjà choisi.

Les 100 premiers joursMaintenant, l’entreprise est à nous, nous avons 100 jours, c’est le premier objectif, période très importante d’après tous nos Conseils.
Nous regardons la trésorerie, visitons les chantiers, prenons contact avec les clients et les fournisseurs et commençons à établir un vrai relationnel avec les salariés. Mais nous ne sommes qu’à 30 jours et il nous reste beaucoup à faire.
Nous sommes très heureux de notre parcours et remercions encore une fois tous ceux qui nous ont aidés dans ce parcours passionnant.

LES PIERREUX DE L’ILE DE FRANCE
ZI LA MARINIERE R CHARLES DE GAULLE
91911 BONDOUFLE
01 60 86 54 17
jacques.sarrabezolles chez wanadoo.fr


Voir d'autres Témoignages de repreneurs
Imprimer le contenu de la page
Voir d'autres
Témoignages de repreneurs

Latitude :

Longitude :


Haut de page