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Julien Cherrier reprend la sté Michel Dupuis, menuiserie aluminium

21 avril 2009

Julien Cherrier, BTS agricole et ESC Poitiers (comptabilité/Finance), reprend La sté Michel Dupuis, 17 salariés et un CA de 2,7 millions d’euros. Une menuiserie classique qui s’est progressivement spécialisée dans l’aluminium. La plus grande difficulté c’est de trouver la bonne cible. Il faut savoir faire des choix...

TOUS LES CHEMINS PEUVENT MENER A LA REPRISE.

Julien Cherrier revendique son BTS agricole, c’était ça ou un CAP de tourneur fraiseur selon ses professeurs. « C’est vrai, reconnaît-il, j’ai peut-être fait le désespoir de mes parents avec mes débuts scolaires ». Je les ai rassurés depuis en suivant pendant un an un cursus comptabilité-finance à l’ESC Poitiers.

DE LA COMPTABILITÉ À LA FINANCE

Julien Cherrier a ensuite passé successivement 4 ans dans 2 cabinets d’expertise comptable pour intégrer ensuite une entreprise plus importante spécialisée dans l’ingénierie mécanique en tant que directeur financier. Il la quittera 7 ans plus tard, pendant lesquels il aura été témoin d’un développement spectaculaire. Elle passera de 37 à 300 salariés et deviendra un groupe constitué de 6 sociétés réparties sur une demi-douzaine de sites.

IL FAUT OSER FAIRE DES CHOIX.

« La taille de l’entreprise ne me convenait plus, je ne m’y retrouvais plus au plan de la qualité des relations humaines » nous confie Julien. Pourtant, il était loin d’être un simple numéro puisqu’il était membre du comité de direction. Mais c’était décidé, il ne se reconnaissait plus dans le fonctionnement de l’entreprise et vivait mal la croissance externe qui le rendait témoin de rapports de force, voir de bagarre entre le DG et les cédants. Il n’avait plus de contact avec la production ni une vision claire de la stratégie menée. Pour Julien Cherrier, une reprise ce n’était pas ça. Il négocie donc son départ.

UNE IDÉE QUI FAIT SON CHEMIN

« J’ai toujours caressé le rêve de devenir dirigeant d’entreprise ou mieux encore, être le propriétaire de ma propre entreprise ». Quand on a ce genre d’idée, il n’est pas rare d’en voir l’auteur pousser la porte du CRA. C’est ce qu’a fait Julien Cherrier… Quand il était encore salarié, 2 ans avant de quitter son entreprise. Le fait de ne plus être salarié a boosté Julien, maintenant, au-delà du rêve, la situation l’exigeait, il fallait trouver une solution et surtout une entreprise. Il rencontre un cédant que la Chambre de Commerce lui avait présenté 3 ans auparavant (reprise quand tu nous tiens), mais ce ne fut qu’un feu de paille, le cédant n’était pas décidé, c’est vrai qu’il n’avait, à l’époque que 57 ans. ET LE CRA DANS TOUT CA. Eh bien, le CRA lui a présenté Michel Dupuis, une affaire spécialisée dans la menuiserie et les structures bois. Une entreprise de 17 salariés affichant un chiffre d’affaires de 2,7 millions d’euros. Cette société, crée en 1984 était à l’origine une menuiserie classique qui a orienté son développement dès 1995 vers la menuiserie aluminium. L’entreprise est, notamment, devenue aluminier Technal et, désormais, cette activité représente 50% du CA.

QU’EN DIT JULIEN CHERRIER ?

Julien Cherrier avoue qu’au début de sa démarche il demeurait très restrictif en matière de cible : « D’abord, je souhaitais rester en Charente, région à laquelle je suis très attaché, de plus, par inspiration personnelle, je voulais davantage m’orienter vers le bâtiment ou plutôt les matériaux nobles. Mon idéal : une entreprise de maçonnerie intervenant sur le bati ancien ou alors une fabrique artisanale de tuiles… ». Autant de cibles qui courent les rues, n’est-ce pas Julien ? Mais lorsqu’on quitte son emploi, on apprend très vite à devenir plus pragmatique voici pourquoi Julien Cherrier a élargi la définition de sa cible..

C’EST AINSI QUE…

Passation de pouvoir entre J. Cherrier et M. Dupuis
Passation de pouvoir entre J. Cherrier et M. Dupuis

L’entreprise Michel Dupuis s’est révélée très attractive. Structurés, organisée autour de référents techniques et commerciaux ce qui permet à un repreneur d’être performant sans pour autant être un pro de la menuiserie. De plus, le cédant joue le jeu, il ne s’accroche pas à son statut de patron et se montre très pédagogue auprès de son personnel afin que celui-ci conserve toute sa motivation. « Nous commençons à nous voir à partir de novembre 2007. J’avoue que le premier rendez-vous fut plutôt déstabilisant pour moi ». Michel Dupuis me dit qu’il envisageait de céder dans 2 ans environ. Mais le fit étant passé entre nous, il change d’avis et accepte le principe d’une cession rapide. Nous nous voyons alors régulièrement.

DANS LE VIF DU SUJET.

La lettre d’intention est envoyée en mars 2008 et la réponse obtenue me garantissait l’exclusivité. Puis de mars au 2 juillet, date de la signature du protocole, Julien Cherrier et Michel Dupuis progressent ensemble, ce qui permet à Julien d’approfondir sa connaissance de l’entreprise. Le cédant pensait que la démarche serait plutôt longue. Il a donc adhéré au CRA grâce au conseil du CCI qui l’a présenté au délégué CRA d’Angoulème. Quant à julien, il adhère à un groupe de repreneur CRA : »Cela a été important pour moi, c’est une façon efficace et conviviale de sortir de son isolement, d’échanger tant en matière de contacts que d’informations, c’est une formidable façon de mutualiser nos compétences ».

CÔTÉ NÉGOCIATIONS.

Un petit point d’achoppement est apparu malgré les bonnes relations, le prix affiché était basé sur les résultats du bilan au 31 mars 2006. Depuis les résultats de la Sté avaient progressé, ce qui était bon signe dans un sens, mais douloureux quand il faut remettre la main au portefeuille. Le prix annoncé au départ était donc plus faible que la réalité. Il est toujours désagréable d’être confronté à une erreur « d’étiquetage », surtout quand on tient à l’entreprise. « J’estime cependant avoir fait affaire correcte et le cédant aussi, le secret d’une négociation réussie n’est-il pas que les 2 parties soit satisfaites ? » Il faut donc rajouter des fonds, faire un LBO. La Holding apporte 12,5% du montant, la trésorerie de la cible également 12,5%, OSEO demande une caution personnelle de 25 %. Le solde du montant de l’acquisition est constitué par un prêt bancaire

LE BUSINESS PLAN

Il s’agit d’un business plan classique qui se situe en retrait du dernier bilan. « Je m’inscris toutefois dans une logique de croissance » nous précise Julien Cherrier. Le closing a lieu le 26 septembre et Julien Cherrier prend les commandes de l’entreprise le 1er octobre.

DES CONSEILS ?

« Je ne regrette rien, je sais, pour avoir mené des opérations de croissance externe, que l’on peut être confronté à des situations délicates ou carrément de mauvaises surprises. Il ne faut pas faire preuve d’un optimisme débridé quant au résultat, ne pas être dupe , mais ne pas se formaliser quand cela arrive. Je pense que tout en étant déterminé et combatif, il faut savoir faire preuve d’humilité. Après tout, les gens ne vous attendent pas pour savoir travailler. La plus grande difficulté, en fait, c’est de trouver la bonne cible. Je pense qu’il y a de nombreuses entreprises à vendre mais très peu de « reprenables ». Heureusement, le CRA a trouvé ce qui me convenait parfaitement. Monsieur Lernon du CRA a été très présent, m’a bien accompagné et s’est montré de très bon conseil, aussi bien d’ailleurs auprès du cédant que de moi-même. Maintenant, l’avenir dépend de moi ».

SAS Menuiseries et Structures Bois Michel Dupuis - 16 000 Angoulème

www.michel-dupuis.fr
julien.cherrier chez michel-dupuis.fr

Lire le témoignage du cédant


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