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L’AUDIT ET LA GESTION DU POSTE-CLIENTS

14 avril 2015

L’affacturage, de plus en plus utilisé par les grandes entreprises, n’est pas toujours considéré comme il devrait l’être par les PME :

  • Un outil de financement permettant une flexibilité,
  • Un outil de limitation des risques,
  • Un effet de levier sur la dette moyen terme.

Selon le rapport publié par l’IGF en janvier 2013, les délais de paiements que s’accordent les sociétés dans le cadre de leurs relations commerciales sont à l’origine d’un crédit court terme implicite. 

Ce crédit inter-entreprises représentait en 2011 environ 600 Md€ en France.

Ces chiffres, un peu anciens, ont le mérite de mettre en évidence l’une des composantes du besoin de financement des entreprises.

Parallèlement, l’une des raisons des défaillances de nombre de PME est le manque de trésorerie.

Un financement, une flexibilité, une limitation des risques

Avant tout, l’affacturage est simplement une cession des factures de l’entreprise au profit d’un établissement de crédit, permettant ainsi à l’entreprise cédante de bénéficier d’un paiement immédiat de ses factures.

A titre d’exemple, un chiffre d’affaires de 1 M€ avec des délais de paiement moyen à 45 jours représente un encours clients en attente de paiements d’environ 123 000 €, soit un potentiel de trésorerie immédiate apporté par l’affacturage d’environ 110 000 €.

Un contexte de développement à l’export est un exemple de l’utilité de l’affacturage.
L’entreprise peut utiliser l’affacturage pour :

- financer sa croissance,

- bénéficier d’un recouvrement adapté à sa nouvelle clientèle (le factor dispose de cellules dédiées),

- maîtriser son risque par une assurance sur ses nouveaux clients.

A ce titre, l’affacturage est l’une des réponses au besoin de financement de l’exploitation de l’entreprise.
Son principal avantage est d’évoluer en fonction du chiffre d’affaire, ce que ne permet pas le découvert bancaire.

Quant à l’utilisation des Fonds Propres de l’entreprise ou l’augmentation de l’endettement moyen terme pour financer le Besoin en Fonds de Roulement, ces approches sont à éviter pour une raison essentielle : l’entreprise doit disposer d’une flexibilité financière, c’est-à-dire d’une marge de manœuvre afin de pouvoir faire face à une difficulté ou une opportunité et garder un ratio d’endettement raisonnable.

Dans un contexte d’optimisation du financement et de développement, l’affacturage permet de réserver les fonds propres de l’entreprise et l’endettement moyen terme à leurs destinations naturelles : les investissements.

L’effet de levier de l’affacturage

Les banques doivent obéir à des exigences de Fonds Propres plus contraignantes (Bâle II et Bâle III) qui ont pour effet de les conduire à orienter progressivement les entreprises en recherche de crédit court terme vers leurs filiales d’affacturage.
Le financement de l’affacturage étant adossé à des cessions de créances est considéré comme présentant un risque moindre

La connaissance de ce phénomène est importante dans une négociation avec les banques.
Si l’entreprise réalise un chiffre d’affaires sur une clientèle de qualité, si le processus de production est simple, elle dispose d’un atout.

En effet, dans le cas d’une recherche d’un emprunt moyen terme par l’entreprise, le remplacement d’un découvert par l’affacturage permet, pour la banque, de libérer la ligne court terme au profit du moyen terme avec, ainsi, un effet de levier. 

Trop souvent cependant, ce financement ne fait pas l’objet d’une étude particulière, notamment dans la reprise d’une société : l’affacturage est subi, alors qu’il devrait être anticipé, étudié et négocié ne serait-ce que pour profiter au mieux de cet effet de levier et obtenir une offre plus intéressante sur le moyen terme.

En outre, si le contrat d’affacturage n’est pas adapté à l’entreprise, il peut avoir un effet inverse à celui recherché et ne pas répondre au besoin de financement de l’entreprise.

Si la société cible utilise déjà un contrat d’affacturage, il est nécessaire, à l’identique des autres contrats, de réaliser un audit des conditions, du poste clients et du financement apporté.

Non seulement en raison d’un risque potentiel mais également car un contrat d’affacturage peut être optimisé : en termes de coûts et de fonctionnement, les frais liés à l’affacturage ne cessent de baisser et les produits de s’adapter aux activités.

 

 Sylvie VIDAL, Cabinet Factor Compétence Conseil
www.factence.fr

 

 


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