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L. Vicente, 62 ans, cède la SSII Liffe en IDF

22 juin 2012

Laurent Vicente, 62 ans, cède la SSII Liffe, spécialisée dans le secteur bancaire et financier. CA : 1 millions €, avec un effectif de 10 personnes. Sa taille ne lui permet plus d’être agrée auprès de ses plus grands clients bancaires et l’oblige de ce fait, à céder son entreprise à un groupe plus important pour assurer la survie de sa société. Le CRA fait une recherche active et lui propose plusieurs repreneurs ciblés. (voir en bas de page les possibilités du CRA en matière de recherche active)

Avant de créer ma SSII, j’ai exercé les fonctions de Responsable de l’informatique et de l’organisation dans des grands groupes bancaires : 15 ans à la Banque Rothschild (devenue Européenne de banque puis Barclays BANK) et 5 ans à la Banque Louis Dreyfus (devenue BBL puis ING BANK).
En 1993, un plan social va faire office de déclencheur et permettre de concrétiser mon projet de création de SSII ; dans ce nouveau contexte, je passe un accord avec mon ex-employeur pour commercialiser des applications bancaires et recrute 3 personnes de l mon ancienne équipe.

Création et développement de la SSII Liffe

Je crée la SSII Liffe, sur la base de 86 % des parts pour moi et mon épouse, le reste revenant à 2 amis et anciens collègues Informaticiens.
Nous démarrons l’activité de Liffe avec d’emblée 2 contrats, l’un avec la Barclays BANK et l’autre avec BBL.
Plus généralement, notre offre de service va du recrutement, au conseil , à la PMO et conduite de projet, à la conduite du changement, à l’assistance à maîtrise d’ouvrage, et à l’assistance à maîtrise d’œuvre (analyse et réalisation d’application en régie et au forfait).
Nos clients sont les principaux acteurs du marché bancaire et financier -BNP, Société Générale, Crédit Agricole, La Banque Postale, AXA BANQUE, BANQUE PALATINE, GROUPAMA BANQUE, BARCLAYS BANK BANQUE FRANCAISE MUTUALISTE, FRANFINANCE, SOGESSUR-. Nous développons avec eux des relations étroites qui s’inscrivent peu à peu dans la durée.
De 1993 à 2002, la société connait une croissance constante avec un CA qui atteint 1,6 millions € en 2002 pour une équipe de 20 salariés.

Changement des règles du référencement : le critère de taille

Un évènement exogène (l’arrivée d’acheteurs dans les directions informatiques) va changer le cours des choses… La nouvelle politique de référencement de nos clients « historiques » va évoluer, nous limitant progressivement pour nous fermer complètement l’accès aux appels d’offre des grands comptes. Désormais l’agrément introduit un critère de taille pour les prestataires et fixe à 100 personnes, la taille minimale, nous mettant d’office « hors course ».
Mis dans l’obligation de recentrer notre activité principalement sur des clients de plus petite taille moins contraignants en termes d’agrément, notre courbe de croissance va vite s’en ressentir. En 2009, le CA passe à 1 million €.

Décision de céder, recours au CRA

Il devient clair que la relance de notre activité passe par le référencement de nouveau possible de Liffe chez nos clients d’hier. Aussi, il faut « lever le frein de la taille « et pour ceci s’adosser à une SSII de 200 salariés.
Je décide de valoriser notre savoir-faire et notre réseau clients, et de trouver un repreneur.
Sur le conseil d’un associé, je contacte début 2012 le CRA - Délégation de Paris- qui désigne un Délégué « parrain » pour m’accompagner tout au long du processus de cession. Rapidement, celui-ci nous propose des candidats au rachat, présélectionnés sur la base de critères définis ensemble.

Profil et recherche du repreneur

Au-delà du critère essentiel de la taille, nous ciblons une structure originaire soit de province, soit de l’étranger, intéressée par le renforcement d’1 implantation en IdF et par notre implantation dans le milieu bancaire.
Le CRA m’a sélectionné 6 sociétés, parfaitement dans le profil. J’ai eu des entretiens approfondis avec 3 d’entre elles dont une société canadienne et une société spécialisée en Informatique de production, réseaux et système . C’est avec cette dernière, Célad, que je vais aller plus loin et concrétiser un siège à Toulouse, 565 personnes, 40 millions d’€ de CA. et un portefeuille de 160 clients dont peu de banques.

Valorisation et Négociation

Pour évaluer le prix de vente, nous nous sommes basés sur les fonds propres de la société (pour moitié) et sur la valorisation des contrats en cours jusqu’à 2012 et des bonus sur les futurs clients ramenés (pour moitié). De son côté, le candidat au rachat, a fait analyser nos comptes par des experts (experts comptables, juristes) – venus sur place quelques jours.
Au final, le prix de vente a baissé de 20 % par rapport au prix annoncé ; un prix payé en totalité, ce qui constituait d’ailleurs un autre critère de sélection.
Nous n’avons pris ni expert comptable, ni juriste, ce que je n’ai pas manqué de regretter par la suite. Un conseil expert m’aurait permis de mieux optimiser la cession et de mieux l’anticiper fiscalement.

Nécessaire accompagnement d’un expert

Dès 2011, ma décision de céder étant prise, j’aurai du me faire conseiller par un expert juriste spécialisé et enclencher le processus de cession pour la réaliser dans l’année. Ceci aurait eu comme conséquence de réduire la charge fiscale de la transaction.
Début 2010, , j’ai demandé à faire valoir mes droits à la retraite et suis passé du statut de salarié à celui de gérant. Lorsque j’ai vendu mon entreprise en mai 2012, je dois m’acquitter de l’impôt sur la plus-value, au taux de 34,5%. Si la vente avait été conclue avant le 31 décembre 2011, ce taux aurait été limité à la CSG et à la CRDS (vous avez 2 ans à compter de votre départ à la retraite pour échapper à l’impôt).

Conseils aux cédants

Dès la toute 1ère émergence de votre projet, se rapprocher d’un expert de la transmission pour mettre en place et optimiser la cession, et pour la recherche de sa cible repreneur, privilégier un accompagnement dédié, qualifié et réactif.
J’ai été très satisfait de la prestation du CRA, qui a parfaitement compris mon problème. Tous les acheteurs potentiels, pré sélectionnés par le CRA étaient crédibles, ce qui m’a évité de perdre mon temps.

www.liffe.fr/

RECHERCHE ACTIVE POUR CROISSANCE EXTERNE (note du CRA)

Depuis plusieurs années déjà, les délégués CRA ont été amenés à assister des dirigeants de PME-PMI dans leur recherche d’une entreprise complémentaire pour se diversifier ou faire de la croissance externe. Dans ce cadre, ils utilisent les bases de données où sont référencées les entreprises (telles DIANE ou KOMPASS) mais aussi les fichiers d’entrepreneurs membres des clubs CRA pour détecter des cédants potentiels dont la liste est soumise au repreneur. Ils utilisent aussi les réseaux de leurs nombreux partenaires avec qui ils partagent la noble mission de développement des PME en France.
Ensuite, par les moyens habituels de contact (courrier, e-mailing, téléphone) ils approchent ces dirigeants pour valider leurs intentions pour l’avenir et leur proposer une mise en relation. Bien entendu, tous ces contacts requièrent une grande confidentialité que les délégués CRA, eux-mêmes anciens dirigeants, ont l’habitude de pratiquer.
Ce type de recherche nécessite des moyens et une disponibilité que toutes les délégations CRA n’ont pas. Veuillez questionner la délégation CRA la plus proche qui vous orientera ensuite vers le responsable régional de ce type d’actions.

 


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