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Le cash, un outil précieux face à la crise

8 novembre 2011

Durant les années de croissance de l’économie française, un certain nombre de sociétés disposaient d’importantes liquidités sur plusieurs exercices. Cette situation de trésorerie était souvent mal perçue par les financiers qui y voyaient une défiance vis-à-vis de la gouvernance d’entreprise.

Cette trésorerie très importante affectait la potentialité de rendement de l’entreprise,

car les capitaux placés avaient un taux de rentabilité bien inférieure au taux dégagé par le ROI de la société, pénalisant ainsi les actionnaires.

Peut-on aujourd’hui considérer que la situation reste à l’identique dans un contexte économique de croissance molle ?

Détenir du cash est une donnée importante pour le chef d’entreprise,

car elle offre une importante flexibilité en terme de gestion et de stratégie. En effet, les liquidités sont un moyen d’afficher une certaine indépendance vis-à-vis des fournisseurs, des clients de l’entreprise et des établissements bancaires.

Il y a lieu aujourd’hui à la lumière des événements que nous vivons de revoir le jugement porté par les financiers sur les réserves de cash détenues qui sont bien plus qu’un matelas de sécurité pour le chef d’entreprise.

Ce dernier doit faire face actuellement à un environnement compétitif très agressif.

Une réserve de cash lui permettra de mener « des actions coup de poing » en terme de baisses de prix ou de conditions de paiement clientèle. Autres possibilités:commencer à aborder une diversification d’activité, ou créer un produit, recruter un commercial supplémentaire, lui permettront de gagner des parts de marché ou d’améliorer ses marges commerciales.

Dans ce contexte, nous ne saurions trop recommander aux repreneurs de conserver le cash excédentaire de l’entreprise cible,

plutôt que de l’employer à parfaire le financement de la reprise. C’est un élément du dossier qui n’est pas négligeable dans l’appréciation portée par le banquier chargé du financement. Ce plus pourra certainement assouplir sa position face à un apport en fonds propres un peu insuffisant, ou bien un deal conclu à un prix un peu élevé, ou encore une cible à forte capacité capitalistique.

Jacques CERINI - Délégué CRA aux partenariats bancaires

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