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P. Brosset reprend la tôlerie industrielle Brault en Maine et Loire

15 décembre 2011

Philippe Brosset, 51 ans, ingénieur Arts et Métiers reprend la tôlerie industrielle Brault en Maine et Loire. C.A. 700 000 € - 8 salariés. Il y a beaucoup de grains de sable dans le processus de cession, qui font que la machine peut se gripper facilement.

Après 3 ans chez Philips, comme ingénieur de production, j’ai passé 10 ans chez Heuliez, comme responsable des services méthodes, production, achats, puis 11 ans dans le groupe allemand Webasto, sous traitant automobile, à différents postes de responsabilité.
A 50 ans, je me suis dit « si je me lance c’est maintenant ou jamais »
Je me suis inscrit au CRA en mai 2008, tout en restant salarié. Un an plus tard je signais une L.O.I. pour une affaire d’agencement de magasins. Un retard dans le financement avec des capitaux risqueurs, la date de mon option est dépassée, le cédant augmente le prix de cession de 20%, j’abandonne cette piste. Entre temps j’avais négocié mon départ avec mon employeur et je me retrouve dos au mur fin février 2010.

Définition et recherche de la cible

J’avais défini une cible assez large dans le secteur industriel, avec des produits propres ou un savoir faire reconnu. Je suis très manuel, je sais tout faire…ou rien faire. Je voulais rester dans un rayon de 100 kilomètres autour de mon domicile actuel.
J’ai négocié une affaire de bâtiment, pendant trois mois, sans conclure car le prix était trop élevé. J’ai connu plusieurs autres échecs.
Finalement ma recherche a duré près de trois ans, dont un an en étant salarié. Mais dans ce cas il s’agit plutôt d’une recherche passive, car je ne disposais pas assez de temps.
Après ma démission, j’y ai été tous azimuts. J’ai étudié sérieusement 8 dossiers dont 4 avec des négociations avancées.
Je pense qu’il faut avoir plusieurs affaires au feu et même signer plusieurs L.O.I. en même temps, contrairement aux recommandations de mon avocat.
Si l’on ne « sent » pas le vendeur au premier contact, il y a toutes les chances que la négociation tombe à l’eau. Il y a beaucoup de grains de sable dans le processus de cession, qui font que la machine peut se gripper facilement.

La cible

En juin 2011, le CRA, m’a présenté le dossier de la Tôlerie Industrielle Brault.
Cette PME est spécialisée dans la mécano soudure et la grosse chaudronnerie.
J’ai envoyé une L.O.I. 15 jours plus tard. Je voulais être le premier à faire une proposition.
L’affaire était saine avec de bons résultats. Mais elle était restée artisanale. Il y avait beaucoup de choses à moderniser.
La moitié de l’activité est réalisée en sous-traitance de soudure sur du matériel agricole pour le groupe Grégoire Besson. L’autre moitié est de la maintenance, réparation ou aménagement pour des usines de la région.
La taille de l’entreprise me suffisait et il y avait un potentiel de développement au niveau commercial. Je réapprends le métier. Le plus difficile est de ne pas se tromper dans les devis. Il y a du potentiel en terme humain, de jeunes et bons professionnels.
La transaction a duré 6 mois.
Dès que j’ai eu les accords bancaires j’ai pu rencontrer le personnel et le principal client.

Le montage juridique et financier

J’ai créé une holding de reprise avec mon épouse qui va reprendre une partie de l’administratif.
Mon dossier de financement est passé juste avant le début de la crise. Je souhaitais avoir 2 prêts avec deux banques, j’avais obtenu la garantie d’Oséo et le contrat transmission. Mais la banque de l’entreprise, le Crédit Agricole, m’a fait une très bonne proposition.
J’ai fait une petite négociation sur le prix qui était élevé, mais le cédant ne voulait pas bouger.

Les experts

J’ai fait appel à un expert comptable pour les audits et à un conseiller juridique. Les avocats ont souvent tendance à compliquer les débats, mais on ne peut s’en passer. Le cédant et moi ne comprenions pas toujours où ils voulaient en venir. A un moment donné il faut faire confiance aux hommes. Ces questions juridiques font partie des grains de sable dont j’ai parlé plus haut.

Les premiers jours dans l’entreprise.

Dès les premiers jours dans l’entreprise, il faut mettre la main à la pâte, utiliser le fenwick, bouger les caisses de l’atelier, quand il n’y a personne pour le faire…ce que l’on pas forcément l’habitude de faire quand on est cadre dans une grande société. Pour l’instant je me considère comme un apprenti, car je dois me familiariser avec le métier.
Il a été prévu un accompagnement de plus ou moins deux mois. Il y a dans l’entreprise du personnel très qualifié, sur lequel je peux compter au plan technique, pour me libérer du temps pour le développement commercial.

 

Le soutien du CRA

Je remercie le CRA pour le soutien qu’il m’a apporté, mais je dois avouer qu’après mon premier échec, l’impartialité de rigueur au CRA, me donnait l’impression qu’il y avait connivence avec le cédant. Je me suis rendu compte plus tard qu’il n’y avait rien de tout cela, bien au contraire, et que l’on pouvait s’appuyer sur eux, pour éliminer les grains de sable rencontrés sur le parcours. Merci

Lire le témoignage du cédant

sarl.brault chez wanadoo.fr


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