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P. Schwarz cède STIL, thermométrie, en IDF

1er décembre 2011

Philippe Schwarz, 62 ans, cède STIL, spécialiste du thermomètre, en IDF. C.A. 2,25 millions €, 12 salariés. En période de crise il faut être souple pour choisir le meilleur moment pour céder son entreprise.

STIL : une délocalisation indispensable

STIL est en France le principal spécialiste de la thermométrie à dilatation. Elle vend tous types de thermomètres (sauf le médical), pour les professionnels (industrie, œnologie), les laboratoires et le Grand Public (Jardinerie, article de cuisine, puériculture etc.).

L’affaire a été créée en 1952, je l’ai acheté en 2000 à son propriétaire qui avait 75 ans. A l’époque elle fabriquait en France avec un effectif de 45 salariés et 60% de part du marché.
Sous l’effet de la concurrence de la Chine (entrée dans l’OMC en 2001) et des stratégies d’achats des acteurs Européens de la Distribution, les prix du marché ont chuté de plus de 30%, notamment à partir de 2004.
Je découvre que deux de mes clients font fabriquer des copies des produits STIL en Chine. Je les poursuis en justice pour concurrence déloyale et preuve de l’efficacité de notre système juridique (quand on est déterminé et bien conseillé !) ils sont tous deux condamnés en moins de 9 mois à de substantielles indemnités !
Je n’ai pas eu d’autre choix que de trouver des sous traitants en Chine, c’était une question de survie pour ma société. Les effectifs ont progressivement été réduits à 12 personnes et j’ai pu conserver en France la fabrication et le savoir faire des produits professionnels tout en garantissant la viabilité économique de STIL : s’adapter dans la douleur (licenciements de 2/3 des effectifs…) ou mourir : tels étaient les enjeux.

Vendre au bon moment

Fin 2007, j’ai 59 ans, et suis à la recherche d’un second souffle : je décide d’assumer le paradoxe d’être à la fois acheteur et vendeur ! Acheteur en recherchant très activement de faire un build up avec 2 sociétés complémentaires. Vendeur en recherchant des acheteurs pour STIL.
Je renoue « naturellement » avec le CRA que je connais depuis 1995 et dont j’ai bénéficié de la formation, excellente parce qu’essentiellement concrète.
Mais l’entrepreneur projette…et la réalité décide : dés le début 2008 la consommation des ménages fléchit et l’activité de STIL en subit le contrecoup : il n’est donc plus question de vendre mais de remettre le nez dans le guidon…et pédaler !
De manière quelque peu contre intuitive, l’activité de STIL redémarre fin 2008 avec la crise financière : comme quoi toute situation recèle des opportunités..
Et c’est finalement fin 2009, que n’ayant pas conclu mon projet de build up, je remets STIL en vente.

La recherche d’un repreneur

Je signe un mandat de vente avec Societex, dont je connais personnellement le Président et avec le souci très important de confidentialité (conserver la motivation au sein d’une petite équipe de PME est toujours un facteur clé).
Ce conseil en transmission, me présente plusieurs repreneurs et je reçois plusieurs L.O.I. à l’automne 2010
Finalement, je retiens un repreneur, qui outre sa capacité de financer l’opération (notamment ses fonds propres) a un profil en cohérence avec ma volonté d’assurer la pérennité de STIL : adhérent CRA, de formation ingénieur, il a 59 ans, et reprend avec son fils âgé de 27 ans.
Ingénieur sur des plates-formes pétrolières et son fils ayant fait des études en Angleterre,
J’ai pensé que leurs expériences à l’étranger faciliteraient leurs relations avec la Chine.

L’accompagnement

Je les ai accompagnés pendant une période de 3 mois au cours de laquelle nous avons fait 2 voyages en Chine. Je confirme mon idée que la période d’accompagnement doit être courte et qu’en matière de reprise, l’humain est au cœur du sujet et que l’émotionnel prends bien souvent le pas sur le rationnel..

Valorisation et montage juridique

La valorisation s’est faite, très classiquement à partir d’un multiple du REX économique retraité.
Nous n’avons pas prévu d’earn out ni de crédit vendeur.
Je me suis fait conseiller par Francis Lefèvre pour la partie juridique et KPMG pour la partie comptable.
Des deux cotés Il faut savoir s’entourer d’experts mais si on veut aboutir, il vaut mieux avoir en face de soi des négociateurs durs mais compétents, sans jamais oublier que c’est au chef d’entreprise de prendre les décisions, pas aux techniciens.

Prévenir son personnel

J’ai prévenu les personnes clefs de la société peu avant la finalisation de la cession. C’est un problème difficile à gérer. Ils ne l’ont pas très bien pris mais sont restés dans l’entreprise.

Et maintenant

Je conseille des entrepreneurs au sein du Réseau Entreprendre et je vais utiliser mon expérience de chef d’entreprise pour faire du coaching.

schwarz.philippe chez gmail.com


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