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Philippe LE JUEZ, 48 ans, DEA Dauphine, reprend IMPLEX

17 octobre 2006

Philippe LE JUEZ reprend IMPLEX, éditeur de logiciels, 9 salariés et un C.A. de 611.000 €. Sortir de l’IDF permet d’élargir sa recherche et de trouver de meilleures opportunités.

Philippe LE JUEZ, 48 ans, marié, deux enfants, diplômé DEA Paris-DAUPHINE et Maîtrise Paris-Panthéon-Sorbonne, a démarré sa carrière, en 1985, dans l’édition de logiciels et les services informatiques, et n’a jamais quitté ce secteur d’activité. Son expérience repose sur une double compétence : la direction de centres de profit et le management commercial.
Après deux tentatives d’association : un projet de reprise par MBO et à la création d’une start-up, sa volonté d’indépendance et son besoin de valorisation de son parcours professionnel le poussent à suivre, en janvier 2005, le stage du CRA. Cette formation le conforte totalement dans son projet de reprise.

1- Recherche de la cibleLa démarche de Philippe LE JUEZ s’est appuyée sur trois objectifs majeurs. Son premier objectif correspondait à rester dans son métier pour limiter et contrôler les risques. Le deuxième déterminait plusieurs localisations possibles. Le troisième était de trouver une cible en fonction de ses moyens : une taille humaine et un prix de cession réaliste. Car, pour Philippe LE JUEZ, dans l’édition de logiciels, la valorisation financière est complexe, l’estimation est souvent très élevée et injustifiée par rapport à la rentabilité d’autres sociétés de services.
Philippe LE JUEZ a démarré sa prospection début février 2005 et a signé, la cession définitive fin avril 2006. Il a contacté 123 cabinets d’intermédiation, 15 banques, a eu 93 rendez vous, et a rencontré 25 cédants Il a donc étudié sérieusement vingt cinq dossiers (dont huit en dehors de sa cible car il trouvait le temps long et commençait à s’angoisser).
Il s’est avéré qu’il a été mis en contact, en décembre 2005, avec la cible par un intermédiaire qu’il avait prospecté en février 2005. Dans un premier temps il a refusé la cible car elle venait d’être reprise en avril 2005. Mais se trouvant dans son cœur de cible, l’édition de logiciels et l’ingénierie sur mesure, il s’est ravisé et s’est mis à étudier le dossier. Et il a commencé par les motivations du cédant. Pour Philippe LE JUEZ les raisons de la cession étaient difficiles à comprendre : le cédant n’était pas à l’aise dans sa fonction de chef d’entreprise, n’était pas du métier et ne se sentait pas capable d’orienter le développement de la société

2- La cibleCréée en 1988, la société IMPLEX est un éditeur de logiciels qui évolue dans une niche industrielle correspondant à la maintenance métrologique et à la gestion des essais et des tests.
Le bon déroulement des processus de production est très souvent lié à la maîtrise de nombreux paramètres : température, pression, quantité et caractéristiques des produits...Si ces caractéristiques sont contrôlés avec des instruments de mesure non fiables, la maîtrise du processus risque d’être compromise et la production mauvaise. Ce qui engendrera des coûts de non-qualité importants (corrections, déclassements ou destructions de pièces, insatisfaction du client et perte d’image ...).
Les compétiteurs français de la cible sont au nombre de trois, et cette société possède une notoriété dans son métier. La société fait des bénéfices : son RN est à 7,75% du CA.
Le cédant avait acheté la société en mars 2005, au fondateur, dans le cadre de son départ à la retraite.

3- DéroulementAprès un premier contact en décembre 2005, le repreneur et le cédant parviennent, assez rapidement, à un accord prévoyant une période d’accompagnement d’un mois.
La signature d’un protocole, sous réserve d’obtention des financements, a été conclue en février 2006. La période de recouvrement a démarré début avril. La cible a fait l’objet d’un contrôle URSSAF, le 19 avril, qui s’est révélé négatif, donc sans matière à réajustements. L’acte définitif et le transfert de propriété ont été signés fin avril 2006.
Les intervenants extérieurs ont été : un avocat et un expert comptable pour le repreneur et l’expert comptable de l’entreprise cible pour le cédant.
Les audits juridiques et comptables ont été fructueux et ont permis de faire chuter le prix de cession de 25%.
La cible a été transformée en SAS. La garantie d’actif passif est illimitée et elle est cautionnée par une garantie de la garantie, mobilisable à la première demande.

4- FinancementPhilippe LE JUEZ a lancé un appel d’offres auprès de huit banques régionales. Le Crédit Agricole Centre Est a été la banque qui a compris sa problématique de financement. Il ne voulait pas passer par la SOFARIS et ne souhaitait pas être caution personnelle. Le prêt est sur 7 ans à 3,40% HA, amortissement constant avec une assurance homme clé. Le montant emprunté est de 2€ pour 1€ d’apport personnel.

5- Sept conseils de Philippe LE JUEZ pour réussir son projet de reprise· « Avoir une démarche réfléchie, volontaire, claire et transparente avec son conjoint, qui a été mon premier supporter et qui n’a jamais douté de moi »
· « Ne négliger aucune cible et intermédiaire potentiel ; l’idéal n’existe pas »
· « Avoir sa propre équipe de professionnels : se concentrer sur l’essentiel et être assuré de la valeur de tous les actes juridiques et comptables »
· « Etre clair et ferme vis-à-vis des banques et ne pas perdre de temps sur le montage souhaité »
· « Faire partie d’un Groupe de Repreneurs (le n° 194, constitué après ma formation CRA) »
· « Ne pas perdre son temps avec des estimations farfelues, malgré la valeur « métier » de certains dossiers »
· « Sortir de Paris et sa région »

IMPLEX
7, Chemin Jean Marie VIANNEY
69130 ECULLY
mail : plj chez implex.fr


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