CRA est une association nationale sans but lucratif, créée en 1985

En premier lieu, plane la menace du durcissement des règles de fonctionnement des établissements financiers qui seront prises prochainement par le comité de Bâle et en second lieu l’inévitable remontée des taux d’intérêts.
Les erreurs commises par certains établissements financiers et non des moindres, ont obligé les autorités de tutelles à réexaminer les aspects règlementaires de la profession bancaire. Le Comité de Bâle crée en 1974 par les Banques Centrales du G10, « le gendarme des banques », a lancé une consultation sur les propositions de réforme de sa réglementation prudentielle.
Aujourd’hui on s’achemine vers une reconsidération de la notion de Fonds Propres retenue par le ratio Cooke. Si cette définition était appliquée, ce ne serait pas sans conséquences sur le fonctionnement des établissements financiers et par contre coup sur leurs clients. Nos banques seraient les premières touchées alors qu’elles ont été peu impactées par la crise financière.
Il y a lieu à ce propos de signaler les particularités du mode de financement de nos entreprises qui font davantage appel au crédit court terme (découvert, mobilisation Dailly, escompte de traites) en raison de l’importance du crédit inter-entreprises, alors que les pratiques anglo-saxonnes que l’on retrouve dans de nombreux pays sont dominées par le crédit à moyen et long terme.
Au Comité de Bâle souffle plutôt un vent favorable à ces dernières.
La mise en place de ces nouvelles normes obligerait nos établissements financiers à se doter de nouveaux fonds propres, alors qu’ils viennent à peine de rembourser l’état français en faisant appel aux marchés financiers pour lever leurs fonds. Gageons que cette réforme n’entraîne pas un « crédit crunch », dont les victimes seraient les PME, alors que l’économie serait en plein redémarrage.
L’augmentation des taux d’intérêts inévitable à terme pourrait également avoir des conséquences fâcheuses pour nos entreprises.
L’incidence sur le financement des opérations de transmissions d’entreprises devra être prise en compte par les repreneurs et par les cédants.
Repreneurs : les taux sont historiquement bas, les opérations de type LBO avec un leverage acceptable peuvent trouver un financement en fonction de la qualité de la cible et de sa valorisation correcte. Certains Fonds d’investissements souhaitent diversifier leur portefeuille et sont prêts à vous suivre. Notre mot de l’expert vous donnera un fil conducteur pour penser au partenaire en capitaux propres.
Cédants : vos acheteurs potentiels peuvent aujourd’hui conclure des opérations de crédit à des conditions acceptables, prenez garde de laisser passer cette période ; sera-ce le cas demain ?
Cédants et Repreneurs restez maîtres de vos anticipations.
Jacques CERINI – Délégué CRA
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