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Repreneurs : N’hésitez pas à échanger sur la note bancaire de votre cible.

15 juillet 2014

L’entreprise a t-elle vraiment la note bancaire qu’elle mérite ?

Repreneurs : N’hésitez pas à échanger sur la note bancaire de votre cible.

De nombreux dirigeants ont du mal à répondre précisément à cette question car, par manque d’informations, ils se contentent généralement de recueillir la cotation effectuée chaque année par la Banque de France, une indication certes intéressante sur la notion de crédit pour les entreprises d’une certaine taille (chiffre d’affaires > 750 K€), mais qui a ses limites (voir le site BDF : www.fiben.fr/cotation/index.htm ).

1) Un nouveau "droit de savoir"

Ces chefs d’entreprises ignorent généralement que, pour apprécier la qualité de leurs clients, les banques et les assureurs-crédit ont surtout recours à leurs propres ‘grilles’ d’analyse. 
Ils ne savent pas davantage que, depuis la Loi 2009-1255 –Art.2 – du 19 Octobre 2009, dite Loi Brunel, destinée à favoriser l’accès au crédit des PME, chacun des établissements pré-cités est tenu de leur communiquer, sur simple demande, la notation retenue.
Or, il est très important pour eux de connaître ladite notation car c’est évidemment l’un des principaux éléments de décision des financiers pour l’octroi d’un concours, l’exigence ou non d’une garantie, et le niveau de tarification des divers crédits et services.

2) Une difficulté de taille : chaque banque dispose de sa propre échelle de cotation !

En conséquence, une entreprise en relation avec trois banques peut avoir trois appréciations différentes, d’autant que le nombre de ratios pris en compte (exemple : excédent brut d’exploitation / chiffre d’affaires) et leur pondération, varient d’un Etablissement à l’autre...

Il est donc important de demander à chaque partenaire financier comment il procède.

3) Un dialogue qui peut déboucher sur une amélioration de la notation

En complément de ce "droit de savoir", le chef d’entreprise a ainsi l’opportunité de fournir à ses partenaires financiers des informations susceptibles de justifier une amélioration de sa cote.
Une telle démarche, déjà parfaitement admise par la Banque de France, et pour laquelle l’assistance d’un Conseil peut s’avérer utile, constitue une belle avancée car, dans le contexte économique actuel, les nouvelles réglementations prudentielles européennes (Bâle II et III) ont sensiblement renforcé le contrôle du secteur bancaire en l’incitant à être de plus en plus sélectif dans ses prises de risques...
Cette intervention est d’autant plus nécessaire, lorsque le chef d’entreprise se contentait jusqu’à présent d’une simple transmission des bilans annuels !

4) Des atouts à mettre en évidence !

Pour tenter, en cas de besoin, de parvenir à un relèvement de notation, le dirigeant devra bien entendu réunir tous les arguments de nature à le justifier, en mettant par exemple en évidence l’éventuel décalage entre les données comptables portant sur certains actifs, y compris les éléments immatériels ( www.observatoire-immateriel.com ), et leur valeur actualisée, souvent plus favorable.
Il aura aussi à démontrer, si c’est le cas, que le niveau des capitaux propres est bien adapté à la nature de l’activité (fabrication, négoce ou services) et que les réels atouts de l’entreprise, et sa rentabilité, l’emportent largement sur ses points faibles.
Un exercice de même nature, complété si possible par un business-plan succinct et objectif, visera à convaincre qu’en dépit de quelques menaces sectorielles bien identifiées les possibilités de développement demeurent attrayantes...et méritent d’être accompagnées.

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René PASCAL - Conseil auprès de Dirigeants d’entreprises (cessions, reprises, évaluations, etc.) - pascal-strategie-et-conseil chez wanadoo.fr 

 


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