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Stanislas Baugé, "serial" repreneur dans la chaudronnerie nucléaire : 7 reprises en un an

26 mars 2015

Stanislas Baugé, Ingénieur X Mines, a débuté sa carrière au sein de l’Autorité de Sûreté Nucléaire avec la responsabilité du contrôle de la fabrication des appareils chaudronnés nucléaires. Il a dirigé entre autres une filiale de VINCI Energie et une chaudronnerie spécialisée dans les constructions nucléaires.

Stanislas Baugé a mené jusqu'en 2013 une carrière d'ingénieur en tant que salarié de filiales de grands groupes industriels, et en particulier dans le métier de la chaudronnerie : tous types d'acier, y compris dans le secteur spécifique de la chaudronnerie nucléaire.

Dès 2008, Stanislas est tenté de devenir son propre chef d'entreprise.
Il étudie différents dossiers avec des investisseurs, mais, finalement, reprend un poste de dirigeant salarié d'une filiale d'un groupe familial.

En 2012, il saute enfin le pas : il adhère au CRA, suit la formation CRA Repreneurs, et s'entoure d'experts techniques, juridiques, et financiers, pour cibler sa recherche de reprise sur la chaudronnerie nucléaire.

De l'intérêt stratégique d'avoir un ciblage pointu

Plusieurs de mes collègues repreneurs du groupe CRA m'ont dit alors que j'avais une cible trop étroite.
Combien d'entreprises allais-je pouvoir trouver ?
Certes.
Mais lorsqu'on porte un tel projet, votre image est claire, et, de fait, des conseils vendeur vous proposent des affaires qui s'approchent de votre cible, ou, mieux, des chefs d'entreprise se présentent à vous, avant même d'avoir pris la décision de céder.

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Atelier Guerton

Les premiers contacts ont donc eu lieu avec des chefs d'entreprise qui ne s'étaient pas encore déclarés comme cédants.
Ainsi la première reprise en juin 2013 a été la société Guerton, à Bonneval (28).
Le cédant avait une vision opportuniste de l’avenir de son activité.
Il a tout de suite été séduit par mon projet industriel.

Il n’avait pas le couteau sous la gorge, mais était néanmoins prêt à négocier la cession.

Ma marge de négociation était cependant réduite.

Cette acquisition représentait néanmoins le point de départ de la construction d’un groupe spécialisé dans la chaudronnerie nucléaire, visant une taille critique afin de ne pas être traité comme un sous traitant de Nième rang par les grands donneurs d’ordre.

C’était le plan A.
CA de 8 M €. 70 salariés.
Mon objectif était de la porter à 15 M €, vu son potentiel en termes d’équipements, et de surfaces.

Comment capitaliser rapidement sur une première acquisition

Suivent alors les acquisitions des entreprises qui constituaient les plans B, C, et D de ma recherche ciblée, complétant la palette d’offre de chaudronnerie en termes de gamme d’aciers et de prestations complémentaires de maintenance.

Exception à ma règle, la reprise 8 mois plus tard, d’une société à la barre du Tribunal.

Je ne suis pourtant pas un spécialiste de redressement d’entreprise.

Cependant cette société représentait un intérêt stratégique pour le Groupe, avec un effet de synergie facilement réalisable par fusion avec la 2ème société reprise, de proximité géographique immédiate.

L’objectif global, après 7 reprises, est de porter ce groupe à 30 M € de CA.

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Chaudronnerie nucléaire

Bien qu’entouré de spécialistes du métier (investisseur industriel spécialisé, recrutements ciblés complémentaires) j’ai apprécié le recul que m’a donné la formation du CRA.

J’ai d’ailleurs fait partie du premier groupe de repreneurs CRA qui a institué le « speed dating », c’est à dire la rencontre en 1 réunion, 1 lieu, de plusieurs intermédiaires vendeurs qui viennent proposer des dossiers.
C’est très efficace, et très enrichissant pour jauger la qualité de son projet vis à vis d’un cédant.

Un enseignement pour les repreneurs :

La cession – reprise est avant tout un acte de confiance entre 2 professionnels.
Qu'ils soient du même métier, ou non.
Etre du métier facilite les choses, mais ce n'est pas l'essentiel.

Si vous arrivez à signer une Lettre d’Intention (qui fixe clairement le cadre et les principales conditions de l’opération) avec un cédant qui vous inspire, et réciproquement, alors il faut aller à fond sur l’accélérateur pour aboutir dans les meilleurs délais.

Pas le moindre doute n’est permis.

Si une hésitation se fait jour, alors le risque est grand que l’opération ne se fasse pas, et que tout ce temps investi soit peine perdue.

 

 

 

 


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