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T. Delille, cède HDPS/ Matex, fabricant de bennes amovibles et compacteurs à déchets, dans les Deux Sèvres.

4 octobre 2012

Thierry Delille, 58 ans, cède HDPS/ Matex, fabricant de bennes amovibles et compacteurs à déchets, dans les Deux Sèvres. Effectif : 40 salariés. Valorisation : trouver la juste valeur qui permette un plan de reprise.

Un parcours de repreneur

De 1981 à 1990 j’ai travaillé comme ingénieur géophysicien dans des services para pétrolier.
De 1990 à 1998 j’ai dirigé une entreprise de fabrication de produits en béton.
En 1998 j’ai repris un poste de responsabilité dans une entreprise à Nantes et nous nous sommes séparés à l’amiable au bout de 3 ans. J’ai décidé alors de devenir mon propre patron et me suis mis à la recherche d’une entreprise à reprendre. J’ai fait des mailings ciblés à partir de la base DIANE et j’ai envoyé des lettres de candidature à des cabinets d’expertise comptable. C’est par ce biais que j’ai trouvé le dossier MATEX que j’ai acheté à son fondateur début 2003, avec l’aide de capitaux risqueurs régionaux.

HDPS/MATEX

Cette PMI fabrique des bennes et des compacteurs pour le transport et le tri des déchets. C’est une activité régionale car ce sont des produits lourds, dont le transport est onéreux. Il n’y a pas de major dans ce secteur. Les plus gros font de 5 à 10 millions de chiffre d’affaires.
L’effectif de HDPS/MATEX a peu évolué ces 10 dernières années, contrairement au chiffre d’affaires qui a sensiblement progressé. Je me suis surtout appliqué à améliorer la rentabilité de l’entreprise.

La décision de céder

J’ai eu dans ma vie des cycles de 8 ou 9 ans. En 2011 j’ai eu envie de faire autre chose. Sur les conseils d’un expert-comptable je me suis adressé au CRA, ainsi qu’à un cabinet spécialisé, sans exclusivité.

Recherche d’un repreneur

Je n’ai pas fait à proprement parler un portrait-robot de mon futur repreneur. Dans la mesure du possible je préférais vendre à une personne physique. J’étais secondé par une équipe de cadres motivés et compétents. En cédant à une grosse société, on risquait d’avoir des doublons.
Le cabinet spécialisé m’a présenté trois candidats, le CRA une douzaine, tous bien ciblés et compétents, avec une expérience significative de direction.
Benoît Crépin et son associé n’avaient pas d’expérience de management d’une entreprise, mais leurs CV étaient très complémentaires, l’un plutôt technique l’autre technico-commercial. Cela me paraissait d’autant plus intéressant que mon responsable commercial avait donné sa démission.
Benoît Crépin et Pierre Lamborot se sont déclarés rapidement. Ils m’ont demandé une exclusivité dans leur lettre d’intention, ce que j’ai accepté compte tenu de leur profil et de leur motivation.
Je n’ai averti le personnel qu’au cours du dernier trimestre 2011, une fois signée la lettre d’intention. Bien sûr l’état d’esprit n’était pas au beau fixe, d’autant plus que l’économie était en période de crise. Mais l’activité de la société se maintenait à un niveau raisonnable, ce qui avait quand même un effet rassurant.

Valorisation

Un cédant fondateur a souvent tendance à survaloriser son entreprise, car il y met beaucoup d’affectif.
Ayant moi-même repris l’entreprise, j’ai fait valoriser la société par mon expert-comptable et j’ai raisonné comme un repreneur  : je n’ai pas choisi la fourchette haute et j’ai fixé une valeur qui permettait un plan de reprise.
Le prix que j’ai présenté a été accepté à quelques euros près et nous sommes tombés d’accord assez vite. La lettre d’intention a été signée début juillet 2011 et le deal s’est conclu en avril 2012.
L’obtention du financement a été un peu longue, en partie à cause de mes exigences. En effet, par souci de confidentialité, j’ai demandé aux repreneurs de regarder la faisabilité de la reprise avec des banques de la région parisienne. Cela a considérablement augmenté les délais, car ces banques sont beaucoup plus regardantes et administratives que les banques locales. Ce sont finalement ces dernières qui ont assuré le financement.

L’accompagnement

Il a été prévu un accompagnement de 3 mois maximum, comme avec l’ancien propriétaire, ce qui était largement suffisant compte tenu de la structure en place.

L’apport du CRA

Le CRA a su me présenter des candidats repreneurs ciblés et compétents. Monsieur Brousseau de la délégation de Cholet, a mis à profit son expérience de la banque pour faire avancer le dossier de financement à un moment où il commençait à s’enliser.

Conseils aux futurs repreneurs

Il faut faire acte de séduction et faire en sorte que la séduction se transforme en confiance. La confiance c’est le maître mot.

Et maintenant  ?

Il me reste dix ans à cotiser pour avoir une retraite à taux plein. Je cherche à nouveau à reprendre une entreprise, si possible dans un rayon au sud de Nantes, où je réside. Je suis ouvert sur le type d’activité. J’ai déjà commencé mes recherches et fait appel au CRA.

t.delille chez laposte.net

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