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Cédants et Repreneurs d'Affaires

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Y. Haudiquet cède le groupe Créaset-Point 44 en IDF

4 octobre 2011

Yves Haudiquet, 63 ans, cède le groupe d’Arts graphiques Créaset –imprimerie Point 44 en IDF. C.A. de 7 millions € avec un effectif de 50 salariés. Mon objectif n’était pas de « céder » au prix le plus élevé possible, mais de « transmettre » afin d’assurer la pérennité du groupe. Il est important de définir avec précision le profil du candidat que l’on recherche et de restructurer l’entreprise, bien en amont de la cession, pour que l’entreprise soit prête à être transmise.

 

J’ai créé l’imprimerie Point 44 en 1975 et j’ai racheté le studio de créations graphiques en 2005. Le groupe a une clientèle B to B, industries, agences de pub, éditeurs et grands comptes. Nous faisons essentiellement de l’offset et j’ai créé un département d’impression numérique en 2009.

 

Préparer la cession, restructurer l’entreprise

J’ai commencé à envisager la transmission de mes entreprises vers en 2004, à 57 ans. Mes 4 fils n’étaient pas susceptibles de me succéder et aucun de mes collaborateurs n’avait les moyens de reprendre l’affaire.
J’ai alors consulté un cabinet de conseil en cession qui m’a fait une évaluation et m’a proposé plusieurs repreneurs personnes morales mais rien d’intéressant et surtout je me suis aperçu que mes entreprises n’étaient pas vendables en l’état car la structure juridique qui les reliait n’était pas claire. Enfin, moi-même, je n’étais pas réellement prêt !
J’ai donc entrepris de restructurer mon groupe de façon à rendre vendable les 2 entreprises de production et j’ai créé une Holding. La restructuration juridique et financière a été finalisée en 2007.
J’ai laissé alors le projet en sommeil pendant 2 ans et l’idée de céder est revenue en 2009.

L’apport du CRA

Début 2010, j’ai décidé de tester le marché par 2 pistes, un cabinet de conseil d’une part et le CRA d’autre part. Je connaissais le CRA depuis de nombreuses années car j’avais repris au cours de ma carrière 5 entreprises et j’étais présent dans les différents réseaux de repreneurs. Par ailleurs, je recherchais de préférence une personne physique car je souhaitais que l’outil de production que j’avais créé et développé depuis 35 ans, avec 30 personnes sur une structure et 20 sur l’autre, continue à exister après mon départ. Le cabinet de conseil ne m’a apporté aucun repreneur sérieux.
Le CRA m’a rapidement mis en relation avec un repreneur que j’ai rencontré mais qui n’a pas donné suite. Il m’a ensuite mis en relation avec un autre repreneur (avril 2010) qui correspondait tout à fait à la personne physique que je recherchais et qui a eu un « coup de cœur » avec mes entreprises ! A partir de ce moment là, on a décidé rapidement tous les deux qu’on se réservait mutuellement l’exclusivité pour ne pas se disperser et après un mois de négociation sur les conditions financières, on a signé une lettre d’intention, fin juillet 2010. Le 4ème trimestre 2010 a permis de finaliser les accords et de trouver le financement. La signature a eu lieu la 13 janvier 2011, soit un peu moins d’un an après le 1er contact.
Donc, réellement, je n’ai reçu que 2 candidats mais le CRA a fait une sélection et ne m’a proposé que des candidats susceptibles d’être intéressés par mes entreprises. Il ne me semble pas indispensable de recevoir beaucoup de candidats mais il est important de définir avec précision le profil du candidat que l’on recherche et de connaître son projet de reprise. En ce qui me concerne, le second candidat correspondait en tous points au profil que j’avais dans ma tête, j’ai donc tout fait pour que l’affaire aille à son terme.

L’accompagnement des experts

Au niveau des experts consultés, j’étais déjà entouré, de part ma fonction de dirigeant, d’un expert comptable, un commissaire aux comptes et un avocat d’affaire ; je n’ai donc pas eu besoin d’autres experts.

La valorisation

Concernant la valorisation de mes entreprises, j’avais déjà une bonne expérience de la reprise d’entreprise, je connaissais aussi le marché des entreprises semblables aux miennes et j’ai donc fait les valorisations tout seul.
Il faut que je précise néanmoins que mon objectif n’était pas de « céder » mes entreprises au prix le plus élevé possible mais avant tout de « transmettre » l’outil de production que j’avais créé à une personne physique qui ait l’intention de continuer, en qui je puisse avoir confiance pour prendre la direction d’un groupe de 50 personnes, sans avoir la crainte d’un démantèlement comme le font certains groupes qui pratiquent la croissance externe.

Les négociations

Je ne pense pas qu’on puisse sérieusement mener très longtemps plusieurs négociations de front car c’est un gros travail et la dispersion ne me semble pas être une bonne stratégie. Par ailleurs je n’aurais pas voulu m’engager dans une négociation avec un repreneur hésitant sur le choix de la cible.
La période d’accompagnement a duré 6 mois, et de l’expérience que j’ai eu de la reprise et de la cession, 6 mois est la durée idéale.

Conseils aux repreneurs

Si j’avais un conseil à donner à un futur repreneur, je dirais qu’il faut montrer au cédant qu’il a un « coup de cœur » pour l’entreprise et que même si la négociation rencontre des obstacles, sa motivation pour la reprise reste intacte.
La transmission d’une entreprise est une affaire sérieuse qui exige de la constance, de la persévérance et la volonté d’aller au bout.

Conseils aux cédants

Avant de céder, il faut organiser l’entreprise juridiquement et financièrement. Cela peut prendre un à deux ans, si par exemple, il faut sortir un bâtiment de la structure.
Il est indispensable de vérifier que le périmètre juridique correspond au périmètre de vente.
Il faut également organiser la structure commerciale en vue du départ du patron en déléguant le plus possible le contact avec les clients.

Et maintenant ?

Je suis heureux d’avoir plus de temps pour m’occuper de ma famille et faire du bateau. Mais je n’envisageais pas de me couper brutalement du monde des affaires.
J’ai donc recherché une activité bénévole dans une structure associative.
Le CRA m’a proposé de le rejoindre comme délégué, ce que j’ai accepté volontiers.
C’est donc à mon tour de conseiller les futurs cédants et repreneurs.

yves.haudiquet chez cra-asso.org

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