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Cédants et Repreneurs d'Affaires

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Yann Biville, 36 ans, reprend la Société BELINAC, à Saint-Etienne

22 mars 2007

Yann Biville, 36 ans, DESS de commerce international, reprend BELINAC, converteur de tissus haut de gamme, 22 salariés, CA de 5millions €

Yann Biville, 36 ans, DESS de commerce international, reprend BELINAC, converteur de tissus haut de gamme, 22 salariés, CA de 5 millions €. Le rôle du CRA a été déterminant dans l’épanouissement de la relation, dans la mise en confiance des parties et dans une intermédiation feutrée et désintéressée indispensable à la réussite de tels projets.

Le repreneur

Yann BIVILLE, marié, 36 ans, 1 enfant, DESS de commerce international - La Sorbonne – Paris,
12 ans d’expériences internationales dans l’industrie de la mode : Confection – achat – vente ( ZANNIER, Texunion, Groupe DMC, Sprintex, Groupe DEVEAUX, Bucol, Groupe HERMES)4 langues parlées

La décision de reprendre une affaire :
Elle prend sa source dès ma première expérience de « carte blanche » donnée par mon premier employeur lors de mon expatriation en Thaïlande.
La prise de conscience du « pourquoi pas moi ! » s’est faite progressivement et ma décision de me lancer dans la reprise s’est faite il y a 3 ans par réaction vis-à-vis d’un employeur trop loin de l’image que j’ai de l’entrepreneuriat.
J’entreprends seul ou en partenariat ?
1 + 1 = 3 ou -1 ?

D’un naturel aventurier mais par peur de reprendre seul, j’ai privilégié la reprise en partenariat (ami et/ou business angel), allant à l’encontre des faits révélés par ma formation. Cela m’a conduit à 2 tentatives avortées qui m’ont finalement renforcé dans la conviction qu’il n’est pas possible, en ce qui me concerne, de reprendre avec quelqu’un une première affaire : le risque est trop élevé de mettre en péril tout son avenir personnel et professionnel à cause d’un clash potentiel avec son partenaire. En revanche, reprendre une 2ème affaire en partenariat, et dont mon avenir dépend de fait moins, me paraît envisageable.
La formation complémentaire indispensable EM Lyon :
J’ai eu besoin d’une bonne formation comme celle de l’EM Lyon qui mélange remise à niveau en finance et cas concrets, témoignages précieux d’anciens et immersion totale dans ce marché de la reprise. Je conseille vivement cette formation : quelle énergie positive qu’un groupe en effervescence permanente, quelle richesse !
Il est vrai qu’à l’époque je n’avais pas encore entendu parler des cycles de formation pour repreneurs que le CRA organise à Lyon.

Les premiers contacts dans le milieu de la transmission :

1 ½ an s’est écoulé entre ma décision de me lancer dans la reprise et la date de rachat.
9 mois se sont écoulés entre la première rencontre avec le cédant et la date de rachat.
La rencontre avec le CRA :

Elle se fait par le frère d’un ami qui a repris une société à Saint Etienne via le CRA.
Puis c’est la rencontre téléphonique avec Jacques Rocher du CRA, la cotisation et enfin la première rencontre avec le cédant.

Le rôle du CRA a été déterminant dans l’épanouissement de la relation, dans la mise en confiance des parties et dans une intermédiation feutrée et désintéressée indispensable à la réussite de tels projets.

La découverte de la cible :
BELINAC, Maison fondée en 1882 par le grand-père du dirigeant actuel, devenue un converteur de tissus haut de gamme, l’entreprise compte 2 500 clients actifs et se positionne sur deux marchés :

  • · L’habillement féminin de luxe
  • · L’édition d’ameublement

Elle se fait dès le premier contact avec une volonté de s’entendre et de se découvrir en toute transparence et sur la durée afin d’éprouver la motivation et le caractère de chacun.

Puis rapidement un calendrier est mis en place, qui sera respecté par les 2 parties.
Avant d’être financière, la découverte se doit d’être d’abord une découverte entre personnes, puis une découverte d’un point de vue stratégique (qu’apporte-je de plus par rapport à un cédant patron de cette société familiale depuis plusieurs générations pour la développer et être capable de rembourser en plus une dette stérile ? !)

Les conseils :

Expertise indispensable : très rapidement, j’ai constitué ma « dream team », mon équipe de haut vol, en privilégiant le relationnel entre les conseils, afin de gagner en vitesse et en temps.

Dans un premier temps, mon expert comptable m’apporte visibilité et légitimité dans le processus de reprise, puis, dans un deuxième temps, mon avocat me donne une expertise sur les documents et sur la négociation du protocole et de la réitération des actes. Parallèlement, le CRA et les réunions entre repreneurs ont aussi été de très bon conseil.

La négociation  :

La maîtrise du temps doit appartenir au repreneur. Il doit avoir l’intelligence et la finesse de lâcher ou accélérer quand il ressent une distorsion.

Elle se fait au rythme entendu entre les parties.

  • Début de négociation en avril 2006,
  • En juillet, signature avortée d’une lettre d’intention finalement peu indispensable pour le type de montage financier projeté.
  • Fin octobre, négociation pour un protocole signé en novembre, puis réitération des actes reportée à janvier au lieu de fin décembre pour des raisons fiscales.

Les banquiers :

Dès le début du dossier, je suis allé me faire connaître de 5 banquiers. Puis je suis retourné les voir une fois le projet bien avancé, puis nous avons négocié toutes les conditions de prêt et de fonctionnement de compte après le protocole, puis j’ai choisi 2 banquiers, l’un banquier historique et unique de la société et l’autre, banquier à taille internationale.

Une fois de l’autre côté de la barrière, on s’aperçoit que les seuls critères de taux ne suffisent pas, le fonctionnement du compte prévaut et le banquier doit être considéré comme partenaire de long terme.

La première rencontre avec le personnel :

Elle s’est faite très tard, une fois que le cédant a décidé qu’il me vendrait sa société, c’est-à-dire après la signature du protocole. A ce moment-là, les portes se sont ouvertes en grand.

Ma première action, une fois l’entreprise achetée, a été d’avoir des entretiens individuels avec chaque employé pour me présenter et communiquer sur le processus de la période d’entrée opérationnelle.

Le closing :

Il a plus été un moment d’émotion symbolique et son autre appellation de réitération des actes prend tout son sens : c’est véritablement au moment de la signature du protocole que le pacte se scelle. L’âpre négociation a eu lieu pour moi avant le protocole.
L’accompagnement  :

Il est indispensable et doit être à géométrie variable.

J’ai proposé au cédant une formule qui nous laisse à chacun de la souplesse. J’ai choisi cette période intense et plutôt courte : 3 mois à plein temps et 3 mois à ma demande avec un bilan à chaque fin de mois.
Yann.biville chez belinac.com
www.belinac.com


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