La vente d’EPC : une reprise bien emballée – témoignage du repreneur


L’histoire se répète parfois. En 2007, Philippe Gallé, ancien banquier, décide de céder la société EPC qu’il avait rachetée dix ans plus tôt. «En quelques semaines, j’ai reçu plusieurs dizaines de dossiers de repreneurs», se souvient M. Gallé. De l’avis de son parrain du CRA avec qui il prépare la cession, le chef d’entreprise a été surpris de la rapidité à laquelle s’est précipité le processus de cession.

Il faut bien avouer que la société Emballage Packaging Communication (EPC) présente quelques atouts. L’entreprise fabrique 16 millions de cageots et de cagettes pour les fruits et légumes sur trois sites situés à Chinon (Indre-et-Loire), Nueil-les-Aubiers (Deux-Sèvres) et Somloire (Maine-et-Loire). Elle emploie 80 personnes et génère un chiffre d’affaires de près de 10 millions d’euros.

La sélection des candidatures s’arrête sur celle d’Olivier Renault. Un dossier très bien préparé. Le repreneur, la petite quarantaine, est ingénieur dans l’industrie agroalimentaire. Il souhaite «sauter le pas» et diriger en toute autonomie sa propre entreprise. Très organisé et volontaire, Olivier Renault a jetté son dévolu sur la société EPC. Son analyse du marché, de la concurrence, du potentiel de l’entreprise l’enthousiasme. «Parmi les nombreux critères qui m’attiraient chez EPC, l’activité traitant du bois, une matière écologique et pérenne, m’a particulièrement plu. Egalement, travailler avec des maraîchers me plait, moi qui suis un fils d’agriculteur.»

Dans cette transmission, toutes les planètes sont alignées. Outre les aspects économiques et financiers, la relation humaine a joué un rôle essentiel. Philippe Gallé, le cédant, et Olivier Renault, le repreneur, ont scellé un pacte entrepreneurial basé sur des valeurs communes que sont l’ancrage local de l’entreprise, la considération de ses acteurs et le respect de l’environnement. Peut-être même qu’une réelle amitié est née au cours de cette transmission…