Créer ou reprendre une affaire: une question souvent lancinante. Avant toute chose : Bien se connaître !

Nombreuses sont les personnes qui s’interrogent sur leur carrière et leur indépendance.

A l’approche de la quarantaine, l’expérience prend forcément le pas sur la formation théorique et les diplômes. La richesse de l’expérience repose sur un savoir-faire, des compétences opérationnelles, un certain réseau, des motivations personnelles reconnues par le cercle familial et qui poussent à travailler pour soi-même avec une casquette de patron.
Si à 20 ans, on a la jeunesse et les idées qui peuvent permettre de bâtir les projets les plus audacieux, on crée parfois, quitte à s’apercevoir ensuite que le marché n’existe pas. Rien de trop grave ! on aura essayé et ceci fera de l’effet sur un CV pour rechercher un emploi sédentaire.

En revanche, à 45 ans et plus, on n’a plus vraiment le droit de se tromper.
Il sera plus sage de reprendre une entreprise qui aura un vécu, une notoriété, une position sur son marché, un métier clair, une structure avec des compétences établies.

Créer sur un coup de tête lorsque l’on n’a pas d’idée précise particulièrement émergente, serait prendre un risque difficile à assumer ne serait-ce que sur un plan purement psychologique. Le rôle du repreneur est plus simple, mais plus onéreux en termes de mise de fonds. Il sera le manager, le catalyseur des énergies, le développeur commercial pour appuyer son équipe et le gestionnaire direct pour garantir la pérennité de SON entreprise. Ce statut à vocation patrimoniale doit aller de pair avec un tempérament conciliant stratégie, réactivité et vision. L’entreprise s’appuie toujours sur une équipe où chacun doit trouver sa vraie place.
Le dirigeant dirige, le commercial vend, le gestionnaire gère, le technicien fabrique.
La quadruple casquette peut être portée directement par le dirigeant en fonction de la taille de son entreprise et de son effectif. Moins il y a de monde, plus il faut être polyvalent ce qui est loin d’être une tâche aisée . Néanmoins, ce passage ‘parcours du combattant’ forge les capacités du dirigeant et lui permet de faire face aux aléas qui font le quotidien des PME.

La reconnaissance se traduit par une étiquette, une sorte de label ‘vrai patron respecté’ reconnu par le personnel, les clients, fournisseurs et autres partenaires. En fonction de cette fibre ‘patron’ qui sommeille dans l’esprit de tout candidat, chacun se déterminera soit créateur, soit repreneur ou encore optera durablement pour un poste salarié dans une entreprise structurée en oubliant ses velléités d’indépendance.

La liberté d’entreprendre existe: savoir en faire usage en toute connaissance de cause en se connaissant bien soi-même permet de faire son choix de façon réaliste et surtout crédible pour faire aboutir son projet idéal !