Qu’entend-on par « mission acheteur » ?
Une mission acheteur est un accord écrit passé par un repreneur potentiel avec un cabinet de rapprochement d’entreprises, lui permettant de bénéficier des services d’un professionnel pour aboutir à l’objectif : reprendre une entreprise dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions.

Quels services attendre d’une mission acheteur ?
Ces services vont de la mise en forme du projet au transfert de propriété. Les étapes principales sont :
1) le diagnostic du projet (définition des priorités, validation de la cohérence entre les paramètres)
2) définition des critères de recherche
3) validation des cibles théoriques
4) contact de toutes les cibles pour faire l’état du marché (= étude de marché sur mesure)
5) sélection des meilleures réponses en fonction de leur adéquation avec le repreneur
6) évaluation
7) organisation et accompagnement des négociations
8) maîtrise d’œuvre dans le débouclage juridique et financier.
Tout le long du processus, la question est la suivante : le temps que je choisis de passer sur telle ou telle question est-il utile pour mon projet ou non ?

Pourquoi une mission acheteur ?
Pour professionnaliser la démarche du repreneur en lui permettant de se concentrer sur son projet et non sur les moyens, et pour lui apporter l’expérience d’un professionnel réalisant environ 4 à 8 opérations chaque année.
La méthodologie de reprise est complexe, mêlant des aspects techniques et des aspects humains (les plus importants – ceux qui font capoter ou pas une négociation), dont la maîtrise est le fait d’un véritable professionnel.
Le travail du repreneur n’en est pas moins fondamental: c’est lui qui donne la matière, et c’est à lui de prendre la décision chaque fois que cela est nécessaire. Cette responsabilité ne peut être assumée par personne d’autre. Elle exige une grande lucidité, que l’on ne peut trouver que lorsque l’on a pas à s’occuper de « comment faire ».

Comment sont rémunérés les « rapprocheurs » ?
Ils sont rémunérés au succès, avec une participation forfaitaire aux frais de la mission en cas d’échec. Ces conditions matérielles assurent aux repreneurs la maîtrise de leur budget, et les rassurent sur le sérieux du rapprocheur qui n’a, dès lors, aucun intérêt à prendre une mission (d’une durée moyenne de 9 mois) qu’il ne pense pas pouvoir mener à terme.

Bien évidemment, il appartient au repreneur de choisir son rapprocheur en fonction du feeling ressenti à son contact, de ses compétences, de son sérieux, de ses références, et des conditions de travail qu’il propose.

NDLR : dans cette démarche, le CRA peut aider ses adhérents en leur prescrivant, s’ils le souhaitent, l’expert qui paraît le plus adapté à la mission confiée.