Un très grand nombre d’entreprises risque de disparaître faute de repreneur suite au départ à la retraite de leur dirigeant. La reprise par les salariés sous statut SCOP (Société Coopérative et Participative) est une solution pertinente pour maintenir l’entreprise.

La société coopérative, des atouts indéniables.

« C’est une entreprise dite « familiale » et à dimension humaine dans laquelle nous avons toujours travaillé en confiance avec notre ancien gérant. La transmission en Scop était donc une suite logique. » Témoigne de Émilie LE TOUX, Cogérante de la SCOP TECHNI-CONSEIL, société de Maître d’oeuvre spécialisé en infrastructures, voiries et réseaux divers situé à PONT À MOUSSON en MEURTHE ET MOSELLE.

Transmettre en coopérative assure la continuité de l’activité dans les meilleures conditions. Ainsi, les emplois sont préservés tout comme le savoir-faire de l’entreprise. Cette démarche conforte les partenaires et les clients de la société. Le cédant est gagnant : il vend l’entreprise à son juste prix et assure la pérennité de celle-ci par les salariés repreneurs.

Des outils financiers adaptés aux possibilités financières des salariés.

La transmission de TECHNI-CONSEIL s’est faite grâce à la volonté de 6 salariés (aujourd’hui associés à la SCOP) de reprendre le flambeau. Avec l’aide de l’Union Régionale des Scop Grand Est (URSCOP GRAND EST), le prix de cession a été négocié à 450 000 € pour 100% de parts sociales. En plus de l’apport personnel de chacun des associés-salariés, un plan de financement ambitieux a été mis en place pour bénéficier du soutien de société financières du Mouvement Coopératif, de banques, des bourses d’Émergence du Conseil Régional.

« Collectivement, le financement de la reprise était très efficace. Comme les salariés deviennent actionnaires de l’entreprise, ils sont davantage impliqués dans leur travail » Explique Émilie LE TOUX.

Un accompagnement sur mesure.

L’URSCOP GRAND EST est riche d’une expérience de près de 40 ans dans la transmission d’entreprise saine. Elle accompagne depuis 1980 toute ou partie de l’équipe salariée : dans la réalisation d’un modèle économique, dans la montée en compétences des salariés sur le long terme, dans la rédaction du protocole d’accord, mais aussi dans l’approche du plan de financement de l’entreprise.

Anticiper pour mieux transmettre.

En commençant la démarche entre 2 à 4 ans avant l’échéance, vous pourrez ainsi guider au mieux vos salariés repreneurs. Là est la clé d’une transmission locale réussie pour assurer collectivement la continuité de l’entreprise.

À propos des Scop

Les Scop, Sociétés Coopératives et Participatives, désignent les entreprises à statut Scop (Société Coopérative de Production) et à statut Scic (Société coopérative d’intérêt collectif). Soumises à
l’impératif de profitabilité comme toute entreprise, elles bénéficient d’une gouvernance démocratique sur le principe « 1 personne = 1 voix » et d’une répartition des résultats prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise.

4 principes fondamentaux

Les principes des SCOP

Début 2018, l’Union Régionale du Grand Est (URSCOP) compte 150 Scop et Scic. Dans la région, se sont 3 421 emplois qui ont pu être créés ou sauvegardés grâce à la création, la reprise, la transmission d’entreprises ou la transformation d’association en Scop, soit plus de 24 salariés en moyenne par entreprise coopérative.

Quelques exemples de transmissions en Scop dans le Grand Est : PROVEXI; MADER; VALOPREST

UNION REGIONALE DES SCOP GRAND EST
Tél. : 03 83 37 47 80
urest@scop.coop