Le Livre blanc de la transmission, remis le 6 décembre 2000 au Secrétaire d’Etat aux PME, proposait que soit réalisé un bilan de santé pour toutes les entreprises à transmettre, avec incitation des chefs d’entreprise, à partir de 55 ans, à faire expertiser leur entreprise.

Aujourd’hui, et malgré les aides spécifiques qui ont été, depuis, proposées, l’entreprise à céder se présente encore trop souvent sans préparation suffisante.

Les symptômes les plus courants en sont une clientèle fragile, une activité érodée, des performances aussi soudaines que trompeuses, une organisation trop dépendante du seul dirigeant, un bilan compliqué douteux et à retraiter systématiquement , des assertions plus qu’une argumentation étayée, enfin, une valorisation qui repose plus sur les certitudes intimes du chef d’entreprise que sur la réalité du marché.

L’entreprise est proposée en désordre.

Conséquence inévitable: les parties divergent très rapidement sur l’appréciation de l’affaire. Au mieux, l’opération traîne en longueur et des artifices scabreux sont mis en place en guise de compromis. Généralement, la rupture est consommée après prolongation et découragement.

Pour les parties: perte de temps et d’argent
Pour l’entreprise: risque majeur de fragilisation.

Un nombre considérable de dépôts de bilans sont le fait d’une transmission mal préparée. Prise en compte trop tardivement, la transmission devient difficile ou impossible. Bien souvent et malheureusement, l’entreprise disparaît alors, avec ses emplois et son savoir-faire, et son dirigeant perd, de facto, son patrimoine constitué au long de dizaines d’années d’efforts.

A l’inverse, les entreprises qui se sont préparées à cette échéance se vendent plus sûrement, mieux et plus rapidement. Le patrimoine industriel est pérennisé.

Une telle préparation n’est qu’affaire de décision et de volonté de céder de son dirigeant.

Ceci une fois acquis, organisez vous et mettez votre entreprise en ordre de marche.
Analysez votre entreprise comme le ferait votre acheteur potentiel. Dès les premiers entretiens, celui-ci va devoir rapidement rêver et imaginer comment il développera l’affaire, se convaincre que son investissement est opportun et rentable et se rassurer sur le fait qu’il pourra bénéficier d’une organisation fiable. Enfin et surtout, il va devoir se convaincre qu’il n’hypothèque pas son avenir.

En anticipant ainsi les attentes du repreneur, vous mettrez en place les actions dont les effets contribueront à faciliter la transmission de votre affaire et à garantir la pérennité de votre patrimoine. Votre entreprise sera plus attractive et sa valorisation meilleure.

L’orientation de votre Plan de Route est alors tracée. Restent à définir les actions pertinentes et prioritaires, à les mettre en œuvre et à les piloter, avec l’aide d’un professionnel.