Transmission en franchise (2/2) : Comment opérer la reprise

L’opération de transmission, complexe aussi bien techniquement qu’humainement, commence par des diagnostics sur l’entreprise (financier, commercial, juridique, etc.). Il faut notamment concilier les enjeux du cédant et du repreneur, ce qui nécessite d’adopter un certain comportement de part et d’autre, pour réussir la vente.

Toute transmission ne peut se réaliser en sécurité qu’encadrée par un expert-comptable et un avocat, y compris dans le cas d’une reprise par un ou des collaborateurs du point de vente.

La valeur de l’entreprise ne fait pas son prix de vente

Coté cédant, toute reprise d’entreprise débute par un diagnostic « à chaud » de l’affaire, en s’appuyant sur un homme ou une femme du chiffre : l’expert(e)-comptable.

« Il faut déjà réaliser un diagnostic financier de façon objective, par rapport aux ratios de la profession mais aussi à la commercialité de la zone, et notamment de sa concurrence active ou passive. Puis un diagnostic humain, pour estimer le savoir-faire détenu par l’équipe et déterminer le personnel clé à fidéliser, et mesurer si les rémunérations sont en rapport avec les standards de la profession.

Le diagnostic juridique est essentiel, notamment concernant le bail commercial, afin de déterminer s’il est nécessaire de le compléter, voire de le réviser. L’outil de travail doit être en bon état, car il déteste bien souvent le changement d’utilisateur, générateur de pannes. Enfin, la rémunération du dirigeant doit être en adéquation avec son rôle et le travail fourni au sein de l’entreprise : manageur, producteur… ou simple investisseur.

Comme dans le cas d’un bien dans l’immobilier, la valeur de l’entreprise fait l’objet d’une discussion, qui amène à son prix de vente. Elle est pondérée à partir des informations positives ou négatives recueillies par un regard extérieur neutre, et des arguments factuels, telles que les barèmes d’un observatoire des transactions sur un secteur donné. Tout chiffre doit posséder une explication.

L’expert-comptable choisi doit conserver son objectivité entre les interlocuteurs, mais il est préférable qu’il ait une expérience dans le secteur de l’entreprise reprise ou sur une activité similaire, par exemple pour bien prendre en compte les acomptes et livraisons en cours dans le métier de cuisiniste. Et se sentir à l’aise dans les échanges, libre de lui poser toutes les questions et surtout être capable de comprendre ses réponses sur des sujets parfois extrêmement techniques. Comme c’est le cas avec un médecin de famille, qui conseille et alerte sans faire à votre place », insiste Olga Romulus, membre du collège des experts de la fédération française de la franchise….

 

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Auteur : François Simoneschi