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Pour choisir la forme juridique d’une entreprise, plusieurs critères doivent être examinés. En effet, du choix du statut, découle un certain nombre d’implications sociales et fiscales. Alors, avant de faire votre choix, voici un aperçu des éléments qu’il faudra analyser.
Il existe trois grandes formes d'organisation couramment utilisées pour la reprise d'entreprise :
Reprendre une entreprise en nom propre (entreprise individuelle) est également possible, mais cette solution est généralement moins adaptée à un projet de reprise.
Certaines activités sont soumises à une réglementation spécifique qui impose une forme juridique. Par exemple, un bar-tabac ne peut être repris qu'en entreprise individuelle ou en SNC (Société en Nom Collectif).
Le choix de la forme juridique dépend également du nombre d'associés et du mode de gouvernance souhaité :
Si votre projet prévoit la création d'une holding de reprise, vous devrez obligatoirement créer une société. Ce montage est fréquemment utilisé pour optimiser le financement de l'acquisition.
Selon votre situation, vous pourrez privilégier une rémunération sous forme de salaire, de dividendes ou une combinaison des deux. Ce choix peut influencer la forme juridique retenue. Les statuts SAS et SARL sont les plus couramment utilisés dans le cadre d'une reprise d'entreprise.
Le choix d’un statut juridique pour son entreprise n’est pas neutre, il entraîne des répercussions sur différents aspects de la vie de votre société. Que vous choisissiez le statut de société en SA, SARL, SAS ou le statut d’indépendant, cela aura des conséquences à différents niveaux.
Le capital en SARL et SAS est sans minimum légal et il est divisé en parts sociales pour la SARL. En SA, le capital doit être de 37 000 € minimum et comporter au moins deux actionnaires.
Le choix d’un statut va impacter le régime fiscal auquel votre entreprise sera soumise. En fonction du mode d’organisation juridique choisi, les bénéfices réalisés pourront être imposés de différentes façons :
Là encore, le choix de la forme juridique d’une entreprise est très impactant sur les niveaux de responsabilités pour les parties prenantes. Elle est limitée :
Pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) : SA, SAS et SARL, les dirigeants seront soumis à l’impôt sur les revenus dans la catégorie « traitements et salaires ». Pour celles soumises à l’impôt sur le revenu, il faut considérer deux cas : les rémunérations des dirigeants associés sont soumises à l’impôt sur le revenu au nom du dirigeant dans la catégorie correspondant à la nature d’activité. Les rémunérations des gérants salariés non associés sont également soumises à l’impôt sur le revenu dans la catégorie traitements et salaires.
En fonction du statut retenu, les régimes sociaux applicables aux dirigeants ne seront pas les mêmes :
Trouver la forme juridique d’une entreprise est une étape cruciale dans l’avancement du projet de reprise. Ce choix aura de nombreuses conséquences sur la vie de l’entreprise et de l’entrepreneur, c’est pourquoi il ne faut pas hésiter à se faire accompagner par un expert qui maîtrise parfaitement les tenants et aboutissants de chacun des statuts.
Pour une compréhension approfondie des enjeux liés à la transmission ou à la reprise d’entreprise, il est recommandé de se référer au guide «Transmettre ou reprendre une entreprise », réalisé sous la direction du C.R.A et publié aux éditions Prat. Cet ouvrage de référence, offert aux adhérents, couvre l’ensemble des aspects de la transmission dans un volume de plus de 400 pages (édition 2025).
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Avant de signer la reprise d'une entreprise, l'audit peut révéler des risques majeurs. Découvrez les enseignements tirés par une repreneuse après un projet finalement abandonné.
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