Entreprises de Bâtiment et Travaux Publics, métiers périphériques, ingénieurs BT, location de matériel, ces métiers représentent régulièrement chaque mois de 15 à 20 % des offres cédants du CRA.
Devant les difficultés du sourcing (cf. Editorial d’octobre 2008, et Mot de l’Expert de juillet 2008), il est fréquent que des adhérents repreneurs nous posent la question : Peut-on reprendre une entreprise de Bâtiment… sans « en être » ?

Les réflexions qui suivent ne sont pas une analyse d’expert mais le fruit de l’expérience des délégués qui ont pu connaître certaines transmissions dans ce secteur.

Si l’on classe les métiers généralement en gros œuvre, second œuvre d’aménagement et second œuvre technique, l’activité regroupe en fait, et quelle que soit la taille de l’entreprise :

1. Des industriels, pour lesquels la mise en œuvre – le chantier – représente une faible part ; ainsi en est-il d’une partie des menuisiers (fenêtres, portes, menuiseries alu ou PVC), des serruriers, des installateurs de composants.

2. Des spécialistes du service à la personne, chez qui le conseil, le service commercial, le respect des dates et du planning priment ; ainsi les installateurs de cuisine ou de salle de bains, les chauffagistes et cheministes, les entreprises de décoration, et les nouvelles technologies.

3. Des techniciens purs, chez qui la conception et la coordination dans l’ensemble du projet, et du chantier, la qualité de la méthode, assureront la réussite ou l’échec.

4. Des prestataires de service, chez qui la gestion du personnel et des équipes, le savoir exécuter – qualité de la main, coordination des tâches et des intervenants, gestion des plannings – assureront la réputation de l’entreprise et la fidélité de la clientèle.

A chaque repreneur tenté de voir si ses compétences, son goût, le rapprochent plus ou moins de telle ou telle catégorie, mais ce qu’il faut comprendre absolument c’est que l’homme clé du bâtiment c’est celui qui effectue la mise à prix.

Aucune comptabilité analytique n’indiquera la différence de main d’œuvre entre un chantier de construction en hiver, dans la boue, et en été au sec ; ni le temps de mise en œuvre d’un même composant dans un chantier coordonné et planifié et celui d’un chantier de rénovation ancienne… »à la découverte ».

De la qualité, et de l’expérience pratique de cet homme clé, que l’on baptise Métreur ou Technicien de l’Economie, dépend dans les PME du Bâtiment, la viabilité financière de l’entreprise.

C’est souvent dans les petites PME le chef d’entreprise lui-même, ce qui implique la transmission à un repreneur du métier quasi obligatoirement.

Dans notre cas, si c’est un collaborateur, la taille de l’entreprise doit bien sûr être suffisante pour le rémunérer ou le cas échéant l’associer.

Quoiqu’il en soit, le CRA, en liaison avec la Fédération du Bâtiment, va prochainement réaliser une demi-journée avec les entrepreneurs de la Région Parisienne pour présenter les divers aspects de la profession par corps de métier.