II. La médiation comme préalable
Pour plus d’efficacité encore, la médiation peut intervenir avant la mise en place du projet, comme pendant son déroulement. En premier lieu, la mise en oeuvre des techniques de médiation dès l’élaboration du projet, avec l’intervention d’un tiers, minimise les risques de conflit.
Dans un premier temps, elle permet aux parties d’exprimer leurs attentes, leurs capacités et limites, leurs valeurs, etc. ce qui, soit dit en passant, impose un travail préalable et parfois négligé. Mais surtout, un tel travail autorise la mise en place de dispositifs bien plus adaptés aux situations des parties. Ainsi, à titre d’exemple, l’acceptation de la prééminence de l’associé majoritaire peut être rééquilibrée par la faculté de sortie réservée au minoritaire. Celle-ci sera encadrée pour ne pas servir à mauvais escient. En second lieu, les associés ou futurs associés ont intérêt à mettre en place des outils destinés au maintien ou au rétablissement du dialogue entre eux.
Ici il est possible de prévoir une procédure progressive. Dans un premier temps, un associé peut exprimer le désaccord et solliciter un dialogue, directement ou sous forme de la convocation d’un comité spécifique.
Dans un second temps, l’associé peut solliciter une médiation plus formelle, avec l’intervention d’un tiers, interne ou externe à l’entreprise.
Cette procédure peut être réservée aux associés (stipulée dans un pacte ou dans les statuts), ou bien d’ailleurs être ouverte à l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise.