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Accueil > S'informer > Blog > Actualité > Rupture des pourparlers : quand la liberté de ne pas contracter dégénère en abus…
Dernière actualisation le 27 Juillet 2026
Lors d'un projet de cession ou de reprise d'entreprise, les négociations peuvent durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Durant cette période, cédant et repreneur échangent de nombreuses informations afin d'évaluer la faisabilité de l'opération et de parvenir à un accord.
Mais que se passe-t-il si l'une des parties décide finalement de mettre fin aux discussions ?
En principe, chacun est libre de renoncer à conclure un contrat. Toutefois, cette liberté connaît des limites. Lorsqu'une rupture intervient dans des conditions déloyales ou abusives, elle peut engager la responsabilité de son auteur.
Les pourparlers correspondent à la phase de négociation précédant la signature d'un protocole d'accord ou de l'acte définitif de cession.
Cette étape permet notamment :
Les discussions peuvent s'interrompre à tout moment, tant qu'aucun engagement contractuel n'a été signé.
Oui.
Le droit français repose sur le principe de la liberté contractuelle : chacun est libre de conclure ou non un contrat.
Un cédant peut donc décider de conserver son entreprise ou de choisir un autre acquéreur. De son côté, un repreneur peut renoncer à son projet s'il estime que les conditions ne sont plus réunies.
En revanche, cette liberté doit toujours s'exercer de bonne foi.
Toutes les ruptures ne sont pas fautives.
En revanche, la responsabilité d'une partie peut être engagée lorsque la rupture intervient dans des circonstances manifestement déloyales.
Cela peut notamment être le cas lorsque :
Chaque situation est appréciée au cas par cas par les tribunaux.
Une rupture abusive des pourparlers ne contraint pas les parties à conclure la vente.
En revanche, elle peut donner lieu au versement de dommages et intérêts lorsque la victime démontre avoir subi un préjudice.
Il peut notamment s'agir :
L'objectif est de réparer le préjudice causé par le comportement fautif, sans pour autant imposer la réalisation de la cession.
La meilleure façon d'éviter les difficultés est de préparer les échanges dès le début du projet.
Plusieurs outils permettent de sécuriser les négociations :
Ces précautions favorisent un dialogue serein et limitent les risques de contentieux.
François GINE
Avocat Associé
fg@brault.net
Cabinet Gatienne Brault & Associés
(1). Cass. Com., 18 janvier 2011, n°09-14.617 inédit
(2). CA Paris, 25 novembre 2010, n°0912159
(3). CA Aix en Provence, 16 décembre 2010, n°2010/770
(4). CA Paris , 15 décembre 2010, n°08/00352
(5). CA Dijon, 4 janvier 2011, n°09/01929 (6). Cass Com., 26 novembre 2003, Bull. civ.IV n°196, p. 206
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Avant de signer la reprise d'une entreprise, l'audit peut révéler des risques majeurs. Découvrez les enseignements tirés par une repreneuse après un projet finalement abandonné.
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