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Dernière actualisation le 28 Octobre 2026
La clause d’earn-out peut être envisagée lorsqu’un désaccord sur la valorisation empêche le cédant et le repreneur de conclure l’opération.
Elle est particulièrement adaptée lorsque la valeur future de l’entreprise dépend d’un événement identifiable auquel le cédant peut encore contribuer pendant la période de transition. Il peut s’agir, par exemple :
Ces critères ont l’avantage de reposer sur des faits vérifiables et moins dépendants des choix de gestion du repreneur.
Le C.R.A recommande d’éviter les critères reposant principalement sur :
Ces indicateurs sont influencés par les choix opérés après la cession : investissements, recrutements, politique commerciale, rémunération du dirigeant, recours à la sous-traitance, dépenses de recherche ou méthodes comptables.
Le cédant n’exerçant plus le contrôle de l’entreprise, son complément de prix dépendrait alors de décisions prises par le repreneur. Cette situation peut entraîner des désaccords sur la gestion, le calcul des résultats et l’intention réelle de chacune des parties.
Il n’existe pas de durée légale unique applicable à toutes les opérations. La période doit être adaptée à l’événement attendu et définie dans le contrat.
Dans les opérations observées par le C.R.A, la durée d’un earn-out est toutefois rarement supérieure à 18 mois.
Cette durée doit rester cohérente avec l’objectif retenu et avec la période pendant laquelle le cédant accompagne effectivement le repreneur. Une durée trop longue prolonge l’incertitude sur le prix et augmente le risque de divergence entre les parties.
La clause doit définir avec précision :
La formule la plus simple est généralement la plus sûre. Lorsque l’événement peut être constaté par un document incontestable, un versement forfaitaire ou organisé par paliers est souvent préférable à une formule reposant sur plusieurs agrégats financiers.
La clause peut néanmoins prévoir plusieurs paliers si chaque condition demeure clairement identifiable et vérifiable.
Il est également prudent de prévoir le traitement des situations particulières : cession ultérieure de l’entreprise, départ anticipé du cédant, rupture d’un contrat pour une cause extérieure ou événement exceptionnel empêchant la réalisation de l’objectif.
Un mécanisme de règlement des désaccords peut enfin être prévu, avec l’intervention éventuelle d’un expert indépendant.
La clause d’earn-out doit être rédigée ou validée par un avocat expérimenté en transmission d’entreprise.
Sa rédaction doit être cohérente avec :
Le C.R.A aide les cédants et les repreneurs à comprendre les enjeux, à préparer leur négociation et à s’entourer des professionnels compétents. Il ne se substitue pas aux conseils juridiques, fiscaux et comptables chargés de sécuriser l’opération.
Vous pouvez notamment consulter l’annuaire des experts partenaires du C.R.A.
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