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Dernière actualisation le 26 Août 2026
Une condition suspensive est un événement futur et incertain dont dépend la réalisation définitive de l’opération.
Le cédant et le repreneur se sont accordés sur les principales modalités de la reprise, mais ils subordonnent sa réalisation à l’accomplissement de certaines conditions.
Il peut notamment s’agir :
Tant que les conditions suspensives ne sont pas réalisées ou valablement levées, l’opération ne peut pas devenir définitive dans les modalités prévues par le protocole d’accord.
Le document doit donc indiquer avec précision :
Dans un projet de reprise d’entreprise, le protocole d’accord intervient généralement après la signature de la lettre d’intention (LOI) et l’avancement des négociations entre le cédant et le repreneur.
La lettre d’intention permet au repreneur de formaliser son offre et de fixer le cadre des discussions : périmètre envisagé, proposition de prix, financement, calendrier, audits, confidentialité ou encore exclusivité.
Le protocole d’accord marque une étape supplémentaire. Plus complet et plus engageant, il formalise les modalités selon lesquelles les parties prévoient de réaliser l’opération. Il précise notamment le prix, les conditions de paiement, les garanties, le calendrier et les obligations respectives du cédant et du repreneur.
Pour comprendre son rôle, sa portée juridique et l’ensemble des clauses à examiner, consultez notre article consacré au protocole d’accord de reprise d’entreprise.
Au moment de sa signature, certains éléments indispensables à la reprise peuvent encore rester en attente : obtention du financement bancaire, finalisation des audits, accord d’un partenaire, levée d’une sûreté ou délivrance d’une autorisation administrative.
Les conditions suspensives permettent de tenir compte de ces incertitudes. Elles subordonnent la réalisation définitive de la reprise à des événements précisément définis dans le protocole d’accord.
Leur rédaction doit être particulièrement rigoureuse. Une condition imprécise, impossible à vérifier ou dépendant exclusivement de la volonté d’une partie peut fragiliser l’ensemble de l’opération.
Il convient, dans la mesure du possible, de limiter le nombre de conditions suspensives pour ne pas effrayer le cédant et éviter de lui donner l’impression que le repreneur multiplie les possibilités de sortir du processus d’acquisition. Ainsi, je recommande aux repreneurs de prévoir des engagements concomitants à la signature de l’acte de cession définitif ou des ordres de mouvement de titres, tels que la signature de la garantie d’actif et de passif (dans la mesure où le modèle figure en annexe au protocole : cf. ci-dessous), la démission du dirigeant, la conclusion d’une convention de prestation de services ou d’un contrat de travail avec le cédant dans le cadre de la période d’accompagnement, la transformation de la société en société par actions simplifiée si la situation le justifie, etc.
Il est opportun de prévoir la possibilité de ne pas conclure l’opération dans l’hypothèse où un événement viendrait impacter significativement et défavorablement soit la situation financière de la société-cible, soit l’état de santé du cédant (notamment si son rôle est indispensable dans le cadre de la transmission de son savoir-faire et de son réseau), soit l’état de santé du repreneur qui serait dans l’incapacité de diriger la société ;
Ces différents points ne sont que quelques exemples concrets à aborder dans la rédaction du protocole d’accord sous conditions suspensives.
Lettre d’intention → Protocole d’accord → Conditions suspensives
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